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Naturopathie et grippe: améliorer son terrain

 

grippe naturopathie

Vivre avec les virus

Le but de la médecine naturelle n’est pas tant d’éliminer des symptômes que de prévenir les troubles de santé en agissant sur les causes des maladies. Les maladies trouvent leur origine dans les dysfonctionnements génétiques, moléculaires et cellulaires. C’est à cette échelle que débute la maladie. Cette médecine à part entière et complémentaire d’autres approches médicales plus technologiques, cherche à améliorer le « terrain » du patient. Les méthodes sont anciennes comme le monde : la nutrition, les plantes, la gestion du stress, l’acupuncture, les médecines orientales. Le savoir-faire des guérisseurs oublié et dénigré par l’empire pharmaceutique revient en force, avec l’aide de la science, pour confirmer parfois et expliquer des connaissances ancestrales. Le terrain est l’ensemble des facteurs de notre corps qui favorisent la maladie ou l'inverse, en nous libérant des troubles de santé. Entretenir le terrain sert à créer des défenses pour résister aux virus. On doit chercher à stimuler nos défenses immunitaires et à détruire l’infection virale ou du moins l’atténuer, car les virus, comme les bactéries, ont leur raison d’être : il faut savoir vivre avec ces agents parfois pathogènes.

Le terrain est important

La puissance apparente de la médecine conventionnelle n’échappe pas à la réalité complexe des individus et a peu de succès, en vérité, avec la prise en charge des maladies chroniques; le prix a payer est très élevé si l’on considère le prix des médicaments et de la gestion publique de la maladie. Le prix se paie aussi en termes de victimes souffrant des réactions adverses des médicaments qui tuent davantage que toutes les drogues illicites, entre 15 et 20,000 morts dans ce pays chaque année, alors que les médias diabolisent ou sèment le doute trop souvent sur les médecines dites naturelles, ou les plantes, ou les compléments alimentaires, ou les huiles essentielles. Semer le doute dans l’esprit des gens est une tactique facile et qui fonctionne. L’épisode du coronavirus en est la preuve douloureuse et exemplaire.

Nous avons en face de nous une pandémie Covid-19 qui a touché plus de 80 pays et la confusion, avec 300,000 décès au niveau mondial et suivant un matraquage médiatique jamais vu, fait que personne ne sait comment se protéger de ce virus. Ceci, malgré des mois de recherches et de communications tous azimuts des plus hautes autorités.
Les virus profitent avant tout d'un terrain favorable à leur propagation, et les maladies de civilisation semblent parfaitement permettre cela: l’installation et la diffusion des virus dans nos vies.

On ne meurt pas du coronavirus, mais de troubles associés respiratoires et circulatoires, et pas si facilement d’ailleurs, puisque la mortalité est de 4 pour 10,000 en France. La plupart des malades en survivent.
Ce sont les comorbidités qui expliquent la mortalité; ce sont ces comorbidités qui surgissent d’un terrain affaibli par de nombreuses années d’abus de tabac, d'alcool, de stress, d'une alimentation déficiente et de bien d’autres facteurs génétiques et environnementaux. Ce qui est impressionnant, c’est l’impact des maladies dites de civilisation sur la mortalité et sur la propagation des virus et leur dangerosité, chez les plus fragiles notamment, c'est-à-dire les individus de plus 65 ans, mais pas seulement: on peut être jeune et pas très en forme. On peut avoir plus de 65 ans et jouir d’un excellent terrain immunitaire. La santé est comme un compte d’épargne à long terme ; on y dispose d’un capital qui reflète les économies et les dépenses de toute une vie. Trop de dépenses et l’équilibre tend vers la maladie; un excédent de capital nous aide à passer les années et à adoucir la vieillesse, en se passant des béquilles médicales de la chimie de synthèse et de la chirurgie high-tech.

Coronavirus et grippe: quel lien?

Il est vrai que ce virus Covid-19 qui fait trembler le monde et stoppe l’économie mondiale, ressemble beaucoup à celui de la grippe saisonnière, d'où les risques de confusion entre les deux virus : écoulement nasal, fièvre, de la toux, des courbatures, une fatigue, les symptômes du Covid-19 sont assez comparables à ceux de la grippe. Cependant, le coronavirus possède des formes plus sévères que celles de la grippe saisonnière et surtout un taux de complications plus important, d’après les spécialistes. Un essoufflement doit alerter sur une infection au coronavirus, contrairement à la grippe. De plus, ce virus peut s’accompagner d’autres symptômes graves parmi lesquels une détresse respiratoire aiguë, l'insuffisance rénale aiguë et une défaillance viscérale…Nos intestins sont décidément au carrefour de nombreux troubles. Il faut par conséquent bien prendre soin de nos intestins, où le système immunitaire se développe (c'est 60 % à ce niveau!), et éviter le diabète, donc le surpoids. On voit une certaine logique dans cet enchaînement de causes à effets.

La grippe ne fait pas aussi peur que le coronavirus, probablement du fait de la nouveauté de ce dernier et du fait que la population française n'a jamais été confrontée à cette forme de coronavirus. Mais qu’on évoque le virus de la grippe, pour lequel il existe des vaccins plus ou moins efficaces chez les populations à risque, ou le virus du coronavirus, le principe du terrain revêt d’une importance capitale dans les deux cas. Selon l’OMS, il existe 3 types de grippe saisonnière (ou influenza) ; ce sont des virus à ARN de la famille des orthomyxoviridés de type A, B et C. Les virus grippaux de type A se subdivisent en sous-types, en fonction des différentes protéines de surface du virus. Parmi les nombreux sous-types des virus grippaux A, les sous-types A(H1N1) et A(H3N2) sont surtout ceux qui circulent actuellement dans les populations. Pour ce qui concerne ces épidémies de grippe, les personnes les plus vulnérables sont les enfants de moins de deux ans, les adultes de plus de 65 ans et enfin les personnes affaiblies par des maladies chroniques. Les premiers signes d'une grippe montrent une grande fatigue (asthénie), des frissons puis une toux sèche et douloureuse et une fièvre vient ensuite.

Que faire pour éviter la grippe et les infections virales ?

Il faut entretenir le terrain et renforcer nos défenses pour résister aux virus. En conséquence, il faut booster notre immunité grâce à une meilleure nutrition, avec notamment une alimentation plus riche en micronutriments protecteurs et la phytothérapie est riche de plantes pour nous aider à soutenir nos défenses naturelles.

grippe2 micronutrition

MICRONUTRITION
Vitamines C 500 mg x 3 par jour, dès les premiers symptômes.
Une cure de probiotiques peut stimuler les défenses immunitaires au niveau des intestins.
Cannelle (Cinnamomum verum) : anti-parasitaire, protège l’épithélium intestinal, on le trouve en poudre à prendre dans une boisson. C’est un anti-rhume. Antibactérienne, elle détruirait jusqu’à 98% des bactéries pathogènes. Antivirale, c’est une épice à utiliser contre les rhumes et les grippes. Son huile essentielle contient des phénols peu toxiques pour le foie mais caustique pour la peau, à éviter chez femmes enceintes et les enfants de moins de 12 ans.
Le radis noir (Radanus sativus) est un aliment clé pour aider le foie à détoxifier les toxines issues des infections. Il faut aussi penser à détoxifier et à éliminer les produits de l’infection. Le radis est un super aliment pour cela. Attention à ne pas trop en consommer pour ceux qui souffrent de troubles biliaires.
Le curcuma (Curcuma longa) est un immunostimulant général, en soutien des défenses naturelles, c’est aussi un antibactérien et un antiviral, il est indiqué dans le cas des infections respiratoires des affections saisonnières virales.
Jus de citron (Citrus limon) : une source de vitamine C, alcalinisant et anti-infectieux.
Vérifier son taux de fer et de zinc, éliminer tout déficit en minéraux avec l'aide d'une biologie une fois par année.

plantain
Plantain lancéolé

PHYTOTHERAPIE
Basilic sacré (Occimum sanctum) : action sur les troubles respiratoires en décoction et sous forme de tisanes pour faire baisser la fièvre. Anti-inflammatoire, il aide aussi à lutter contre le stress, antispasmodique.
Sureau noir (Sambuscus nigra) : il permet d’optimiser nos défenses naturelles. Diaphorétique et fébrifuge, il est recommandé par l’OMS en cas de fièvre, car il augmente la transpiration. Antiviral, le sureau est particulièrement actif contre le virus de la grippe. On utilise les baies et aussi les sommités fleuries en infusion, teinture mère, (relaxante, action contre la toux, la rhinite, prendre 3 tasses par jour). Les baies sont riches en vitamine C et légèrement laxatives comme la vitamine C en surdose selon les sensibilités.
L’astragale (Astragulus membranaceus) fait partie de la pharmacopée chinoise. Cette plante est excellente pour l’immunité, immuno-protectrice et tonifiante, la plante est aussi un tonique particulièrement utile pour les affections respiratoires.
Echinacea purpurea permet de diminuer l’intensité et la durée des épisodes d’infections communes virales dans des études, à prendre dès les premiers symptômes, en préventif. C’est une plante immunostimulante, dont les composants activent les cellules immunocompétentes. C’est une plante incontournable.
Le plantain (Plantago major) est considéré comme une mauvaise herbe, pourtant cette plante est intéressante de par ses propriétés immunomodulantes. Elle est utilisée comme antitussif et mucolytique, chez les allergiques saisonniers, puisque cette plante commune permet de fluidifier les bronches et la sphère ORL, ce qui facilite l’élimination des virus et des bactéries.

cyprès
Cyprès

HUILES ESSENTIELLES
Des huiles essentielles antivirales, anti-infectieuses, combattent les bactéries et les virus par leurs vertus immunomodulantes, en soutien du système immunitaire, parmi lesquelles se trouvent le thym, le niaouli, le laurier noble, le ravintsara, l’arbre à thé (cette huile essentielle est aussi très efficace pour dégager les bronches en synergie avec l’huile essentielle d’eucalyptus radié), en massage et sous forme de tisanes et/ou des inhalations sont à recommander en curatif. Ces huiles essentielles contiennent des oxydes antiviraux indiqués pour les sphères ORL et pulmonaire.
L’huile essentielle de cyprès (Cupressus simpervirens) est indiquée en association avec l’échinacée et la vitamine C surdosée, en traitement ou en prévention, durant la période des grippes.


GEMNOTHERAPIE
Cassis (Ribes nigra) : un adaptogène contre les allergies, en post infection et action contre l’inflammation articulaire.
Aulne glutineux (Alnus glutinous) : un antibiotique végétal boostant les défenses immunitaires de la sphère ORL (rhinite, bronchite et rhino-pharyngite).
Noyer (Juglans regia) : détoxifiant, il améliore l’immunité au niveau digestif, anti-mucus, il aide à la restauration intestinale.

David Ruffieux

 


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