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Les maladies cardiovasculaires sont un choix

cardio naturopathie

Les maladies cardiovasculaires sont une cause majeure de mortalité et d’hospitalisations en France comme dans le reste du monde. Elles constituent environ 20 % de la mortalité pour cause de maladie en France, soit plus de 150 000 morts par an. Ces maladies arrivent lentement et se constituent un terrain morbide avec les années, sans s’en rendre compte : angines de poitrine, ischémie, crise cardiaque, thromboses, insuffisance cardiaque et veineuse et maladies cérébro-vasculaires représentent la plupart des pathologies liées à la circulation et au muscle cardiaque.

Mieux vaut prévenir car la guérison est incertaine

Il est vrai que les progrès de la médecine surtout en cardiologie, la spécialité de la médecine du cœur, a permis de sauver des vies, tandis que les facteurs de risque de ces maladies ne cessent d’augmenter en Occident et ailleurs. Une hygiène de vie délétère, avec une alimentation déséquilibrée, le stress et la sédentarité, le tabac mettent à mal nos organes, en particulier le système vasculaire. On estime à 200 millions, le nombre de personnes qui prennent des anti-cholestérols de type statine dans le monde. Les statines ont de nombreux effets secondaires dont les troubles musculaires et neurologiques. Elles bloquent l’utilisation du glucose pour faire du cholestérol et toutes les autres molécules qui en dérivent via le blocage de l’HMG COA réductase. Les statines diminuent la fonction rénale et calcifient les artères. Il faut se complémenter en Coenzyme Q10, vitale pour l’énergétique du cœur, dont la synthèse est stoppée par les statines.

Une prise en charge médicale sauve des vies, certes, mais le risque de retomber malades n’est jamais à écarter, et honnêtement, n’est-il pas plus raisonnable d’éviter de prendre des médicaments ou de repousser la chirurgie, sachant que les risques de retourner à l’hôpital sont réels. N’est-il pas plus sage de miser sur un changement profond d’hygiène de vie permettant de préserver le corps et l’esprit et de prévenir les maladies cardio-vasculaires, et d’éviter les réactions adverses causées par les médicaments ?

Pourtant, à voir les statistiques et d’après les expériences de chacun, nous savons qu’il est parfois difficile de changer. Changer de régime alimentaire, faire de l’exercice physique, gérer son stress, stopper le tabac ; tout ceci demande de la volonté, qui manque souvent et les habitudes, comme chacun sait, sont difficiles à modifier. Le résultat est une recrudescence de maladies cardiovasculaires, d’artères coronaires obstruées, se durcissant avec les années, perdant leur élasticité, leur capacité à pomper le sang et à en recevoir. L’incidence de la maladie augmente avec l’âge, mais on sait que des populations âgées dans certaines communautés, dites zones bleues, ont très peu de maladies cardiovasculaires, en Crête, au Japon et au Costa Rica, on y trouve une forte concentration de centenaires.

En Asie, et en Afrique rurale, jusqu’à une certaine époque les maladies cardiovasculaires étaient une rareté. Un exemple: on sait que quand des populations japonaises émigraient vers les USA, elles adoptaient le mode de vie américain tout en adoptant aussi les taux de maladies cardiovasculaires dans leur nouveau pays. En Inde, en Chine, on a démontré que les taux des maladies chroniques, cancers, maladies cardiovasculaires sont inférieures aux taux des pays occidentaux. Les chercheurs ont étudié les gènes, puisque le paradigme biomédical a cherché du côté des gènes pour expliquer les origines, les causes et les variations de ces maladies. Cependant, le lien le plus apparent se trouve du côté du style de vie, avec l’alimentation précisément, ce qui semble expliquer en partie l’incidence croissante des maladies chroniques dans le monde.

La nutrition, plus que le reste des autres facteurs, explique ces différences et le moins qu’on puisse dire est que ces observations sont troublantes et devraient engendrer une levée de recherches dans le domaine de la nutrition ; les médias en feraient les premières pages, le monde serait en train de découvrir et d’exploiter les bienfaits d’une chose à portée de tous, la bonne nutrition, saine, vitale, simple et économique, reposant sur une abondance de produits complets à base végétale : mangez, bougez, comme dit le slogan ! Mais manger quoi et comment est une question plus importante. Et bouger, en soi, ne veut pas dire grand chose.


Dans une étude du Journal de gérontologie, publiée en 2011, on observait que la jeune génération de 20 ans en 1998 pouvait aspirer à vivre 58 années supplémentaires, et en 2006, une année de plus soit 59 ans, en revanche, cette génération vivra 10 années avec une maladie chronique. Enfin, ceux et celles qui adoptent un régime occidental de type omnivore à base de viandes et laitages et de produits modifiés par l’agroalimentaire, riches en sucres et graisses, en général des produits de piètre qualité nutritive, augmentent leur risque de développer des maladies et de vivre de longues années sous médications.
Est-ce cela la bonne santé ?
La vérité est que ces maladies cardiovasculaires sont un choix ; elles sont prévisibles, elles sont réversibles, elles ne devraient pas tuer autant de malades ni générer autant d’argent pour l’industrie biomédicale, elles ne devraient pas engendrer tant de dépenses de santé publique.

Micronutrition

La question du cholestérol élucidée

On a longtemps souligné le rôle du mauvais cholestérol dans la progression des maladies cardiovasculaires dont la maladie des coronaires, lorsque ces artères du cœur se bouchent à cause de dépôts de plaque d’athérome. C’est l’athérosclérose qui peut commencer très tôt, dès l’enfance. Pourtant, le rôle du cholestérol n’est qu’une fraction d’une histoire complexe. Le cholestérol a un rôle si important en physiologie humaine, dans la synthèse des hormones sexuelles, des sels biliaires, dans la fluidité des membranes, dans des voies de synthèse importantes, qu’il est difficile d’imaginer que cette molécule soit aussi dangereuse dans certaines circonstances. Nous fabriquons du cholestérol et une fraction provient de l’alimentation, sans pour autant causer des problèmes de santé, chez la majorité des individus.

Alors pourquoi ce tapage autour du cholestérol ? Il fait vendre des médicaments qui rapportent des milliards à l’industrie pharmaceutique. Les LDL (low density lipoprotein) ont été accusées à tort d’être la cause de l’athérosclérose, et si l' oxydation de certaines fractions de LDL soulèvent des questions, la maladie des coronaires est aussi une affaire d’inflammation des artères très complexe dont l’étiologie reste imprécise. D’autres molécules interviennent, le cortisol, la vitamine D, les polyphénols protecteurs, la Coenzyme Q10, et les cellules de l’immunité sont des acteurs majeurs dans l’équation. Lors des maladies coronariennes, les artères qui alimentent le cœur s’obstruent et donc l’apport en glucose et oxygène est compromis. Si le cœur s’arrête de fonctionner, c’est la crise cardiaque et un déficit en oxygène des cellules cause une ischémie, réversible si le cœur est perfusé avant 30 minutes.


Le cholestérol alimentaire apporte 20 % du cholestérol, et le reste est produit par le foie sous forme de lipoprotéines de haute densité, appelés « le bon cholestérol » car ils permettent d’évacuer le LDL du système vers le foie, où il est recyclé par les voies biliaires. Il s’agit d’un équilibre des quantités de HDL et de LDL, mais aussi de triglycérides, qui permet d’informer sur le risque cardiovasculaire ; un taux élevé de LDL et de triglycérides, avec d’autres facteurs de risques (surpoids, tabac, hypertension, diabètes) doit alerter le malade et inciter à la vigilance. Le LDL serait, comme le HDL ou les triglycérides, des marqueurs de maladie, mais pas les causes. C’est d’ailleurs des conclusions qui découlent de récents travaux et de l’analyse des publications par des chercheurs et des spécialistes, par exemple le Dr. De Lorgeril, qui remettent en cause le rôle du cholestérol et l’utilité des statines, dans de nombreux ouvrages de référence à ce sujet.

L’élément central pour expliquer les plaques d’athérome et qui devient le consensus scientifique, c’est l’inflammation au niveau des cellules endothéliales formant l’intérieur des vaisseaux sanguins. On retrouve dans ces plaques entre 10 et 20 % de cholestérol, mais surtout du calcium, des fibroblastes, des plaquettes sanguines, du fer, des lymphocytes, et autres matières, signe d’inflammation chronique. Un stress oxydant va accumuler des radicaux libres endommageant les cellules endothéliales, ce qui initie une réponse inflammatoire et immunitaire. En conséquence, des agrégats de cellules, de minéraux et de sels se forment à ces niveaux. Leur accumulation produit la plaque d’athérome et une obstruction subséquente des vaisseaux, à mesure de sa croissance en volume. Les bases moléculaires et cellulaires restent très complexes à élucider.

Il reste que devant tant d’incertitudes sur les causes de la maladie, et sachant le risque accru chez des individus prédisposés à l’hypertension, l’obésité, le syndrome métabolique, il est possible de prévenir, et même de rendre réversibles certains symptômes. La meilleure approche semble la naturopathie en luttant contre l’inflammation chronique, en luttant contre le stress oxydatif et en favorisant une diète protectrice, donc antioxydante, anti-inflammatoire, dépurative avec une stratégie sur le long-terme et le plus tôt possible dans l’existence. Une nutrition de qualité est la pierre angulaire de cette stratégie.



Des médecins tels que Dean Ornish, Nathan Pritikin, Caldwell Esselstyn, aux Etats-Unis ont réussi à inverser l’évolution de la maladie coronarienne, en mettant au régime végétarien leurs patients, à l’image des alimentations traditionnelles connues en Asie et en Afrique. La question de départ fut de savoir si un régime fortement végétalisé, donc pauvres en mauvais sucres et graisses pouvait stopper la progression de la maladie. En fait, les résultats démontrèrent non seulement que la maladie stoppait, mais que la taille des plaques d’athérome diminuait. Ce furent les premières études cliniques qui faisaient la démonstration de l’utilité d’un régime alimentaire sur l’évolution de la maladie coronarienne. Les malades se trouvaient mieux car un processus de guérison se faisait, suite à une modification de leur alimentation, un conseil à la fois diététique et du soutien psychologique. La preuve est maintenant faite, qu’une alimentation déséquilibrée est autant nuisible pour les artères, qu’elle peut être à notre avantage pour notre santé, si elle devient saine et riche en végétaux, fruits, légumes, légumineuses, noix, graines, etc.

L’étude du Dr. Ornish (Intensive lifestyle changes for reversal of coronary heart disease) conduite entre 1986 et 1992 sur 5 années, consistait à faire adhérer des patients au changement de style suivant : 10 % de matières grasses maximum, de l’exercice modéré, une gestion du stress et une alimentation à base végétarienne. Dans le groupe expérimental, les résultats montrent une régression de l’athérosclérose après 1 an, une réduction de 37 % du LDL, 91 % de réduction des angines de poitrine, une réduction du blocage (sténose) des artères réduisant de 40 à 37.8 % et des résultats meilleurs après 5 ans. Dans celle du Dr. Esselstyn, de la Clinique de Cleveland, (A way to reverse CAD ?) l’étude de 198 patients montre chez certains, en imagerie médicale, une restauration de la perfusion du tissu cardiaque après un régime essentiellement à base végétale.

L’approche nutritionnelle permet de stopper la maladie, mieux de retrouver des artères fonctionnelles, ce que font avec peu de succès la chirurgie et les médicaments. Contrairement aux médicaments, la nutrition peut agir sur les symptômes mais surtout en agissant sur les causes, et ceci avec aucun effet secondaire, car la nature est bien faite et le monde végétal est à la base de la nutrition la plus simple, la plus complète et bien souvent la plus efficace pour être en santé et le rester le plus longtemps possible; le monde végétal, c’est 99 % de la source de nourriture, c’est donc la base de la vie sur Terre. En 1900, les maladies infectieuses furent éradiquées avec l’hygiène, une meilleure alimentation et la vaccination, or le cancer est aujourd'hui la deuxième cause de mortalité en Occident, tandis que les maladies vasculaires en sont la première, les maladies respiratoires ensuite, et ce n’est pas une fatalité.

Nous sommes responsables de ce qui survient dans nos cellules, au niveau de nos gènes, et nous pouvons avoir une influence sur ces éléments microscopiques où commence la maladie.
Nous avons le choix, et c’est la démonstration qui ressort des études décrites précédemment. De plus, notre corps a un pouvoir extraordinaire de réparation, de guérison, si les conditions sont réunies. Les infarctus et les maladies cérébrovasculaires qui handicapent des patients à vie, pesant si lourd sur le budget de santé publique, sont des troubles de civilisation, liés au tabagisme (4 personnes sur 10 ayant subi un infarctus sont des fumeurs), à l’alimentation industrielle, au manque d’activité et à l’hypertension (80 % des accidents vasculaires cérébraux sont liés à de l’hypertension.). Il faut donc corriger ces facteurs de risques en première approche, et non pas masquer les symptômes.

CAD

Plusieurs axes d’action contre les maladies cardiovasculaires

  • Nutrition (diète méditerranéenne, crétoise et végétarienne)
  • Gestion du stress
  • Activité physique

Stopper le tabac est une évidence. Les maladies cardiovasculaires sont majoritairement liées au mode de vie.  20% des survivants d’un AVC seront victimes d’une récidive ou d’un infarctus du myocarde.

  • Pour éviter la récidive d’AVC baisser l’hypertension et la maintenir au plus bas 12/8.
  • Ne pas fumer. Fumer tue. Fumer cause le cancer. Fumer multiplie par 2.5 le risque d’AVC, rigidifie les artères et active la formation de caillots.
  • Lutter contre la graisse abdominale car elle stimule les substances pro inflammatoires. Le tour de poitrine doit être de 94 cm pour les hommes et 80 cm maximum pour les femmes, en moyenne.
  • Végétaliser son alimentation, en apportant des fibres, des vitamines, des minéraux, des polyphénols, etc. Réduire les sucres à fort index glycémique.
  • Gérer le stress et améliorer le sommeil ; un déficit cause de une élévation de la tension et la formation de radicaux libres.
  • Avoir une activité physique régulière.

Ces recommandations s’appliquent aussi à la prise en charge du diabète.

NUTRITION

  • Régime méditerranéen de type végétarien, légumes variés crus et cuits légèrement à tous les repas. Il faut augmenter la part des végétaux dans l’alimentation. Les recommandations sanitaires de 5 portions de fruits et légumes sont un minimum, il en faudrait plus.
  • Deux ou trois fruits par jour.
  • Poissons / algues 2 à 3 fois par semaine pour un apport en iode mais aussi en Omégas 3 anti-inflammatoires.
  • Fruits secs, noix tous les jours.
  • Une à deux portions de légumineuses par jour.
  • Deux à trois portions de céréales complètes (attention au GLUTEN du blé...Limiter les carbohydrates à fort index glycémique).
  • Huile olive plus huile riche en omégas 3, comme le lin et le colza
  • Réduire / stopper viandes et charcuteries, riches en graisses saturées oxydables, et en excès de sels et de nitrates. L’excès de charcuterie est lié au cancer selon les recommandations de l’OMS. Autant s’en passer, elles n’ont que peu d'intérêt nutritionnel.
  • Petits fruits rouges riches en polyphénols et le resvératrol du vin (avec modération dans une alimentation santé). Thé vert.
  • Cure de curcuma anti inflammatoire, fluidifiant du sang et hypocholestérolémiant.
  • Graines de lin: elles protègent le système cardiaque, régulation du rythme cardiaque, action sur les effets délétères de l’œstradiol, régénération/recyclage de l’œstradiol intestinal. Riches en fibres, présence de mucilage protecteur des entérocytes.
  • Vitamine D: elle a un rôle protecteur, tout comme la vitamine C, la Coenzyme Q10 100 à 200 mg.
  • Magnésium 500 à 600 mg, plus potassium dans l’alimentation. L’alimentation à base végétale et riche en magnésium et potassium, les apports de calcium sont suffisants si les apports en végétaux sont riches et variés, même si on ne consomme ni viandes, ni laitages. Les laitages ne sont pas indispensables à une bonne santé, comme le répète, l’industrie laitière.  
  • Piments (réduction de 25% des risques cardiaques).

PHYTOTHÉRAPIE

  • Voir notre blog sur l'hypertension et les plantes diurétiques, les glycosides cardiaques contre la rétention d’eau et l’hypertension (Digitale).
  • Aubépine (craetegus oxyacantha) agit sur la tonicité cardiaque en cas d’arythmie. Vasodilatateur et relaxant.
  • Mélisse (Melissa officinalis) : plante relayante, apaisante des palpitations cardiaques. Elle diminue l’anxiété, avec troubles digestifs.
  • Sauge rouge (Salvia miltiorrhiza) : pour les problèmes circulatoires; elle est utilisée dans la pharmacopée chinoise pour son effet préventif des crises cardiaques (tests cliniques en Chine).
  • Armoise : elle améliore la circulation sanguine.

HUILES ESSENTIELLES

Immortelle (Helicryse italienne) : anti hématome, anti phlébite et anti cholestérol.

Bois de rose : stimulant cérébral

Cyprès de Provence : circulation veineuse.

Cannelle de Chine : fluidifiant sanguin et stimulant.

 

David Ruffieux





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