Bienvenue dans votre espace bien-être
Bienvenue dans votre espace bien-être
Panier 0

Les candidoses

Candida naturopathie

Candida est un champignon saprophyte appartenant à la famille des Saccharomyces. On le trouve naturellement sur la peau, sur les muqueuses des sujets sains. On peut retrouver ce champignon dans la bouche, le vagin et le tractus digestif. Ils prolifèrent en milieu acide (pH 4) et en présence de sucres et d’amidon. Ils utilisent donc les hydrates de carbone comme source d’énergie. Une alimentation riche en sucres, céréales raffinées favorisent leur développement et un système immunitaire affaibli augmente d’autant la colonisation du Candida. Notre intestin est le siège de nombreux microorganismes utiles et d’autres moins ; on en compte pas moins de 400 espèces différentes, bactéries, champignons, virus, et l’équilibre des différentes souches bactériennes permet non seulement un fonctionnement digestif normal mais d’autres fonctions, notamment la maturation du système immunitaire, un bon métabolisme et la protection de notre cerveau.

Le Candida est isolé dans 20 à 40 % des sujets sains, surtout dans le duodénum.

Ce Candida peut dans certaines conditions biologiques, se transformer en agent pathogène dont les capacités d’adaptations au milieu et de transformation, une plasticité, un dimorphisme, posent un véritable défi à nos défenses immunitaires. Candida est à la fois une levure et un champignon selon les conditions du milieu, ce qui le rend très opportuniste et capable de s’adapter facilement.

Une mauvaise alimentation, un terrain immunitaire défavorable peut faire progresser le Candida en colonies agressives.

Il existe plusieurs espèces de Candida dont le plus connu est le Candida abdicans ; il se répand de manière ubiquitaire selon différents sérotypes A, B et C. En Europe, le sérotype A constitue 95 % des cas et c’est celui-ci qui cause 90 % de toutes les infections à Candida dont les mycoses, ces infections fongiques redoutables. En effet, Candida albicans présente une forte adhérence aux muqueuses par rapport aux autres souches type glabrata, krusei, tropicalisLes infections à Candida sont en augmentation et restent un phénomène encore peu reconnu du milieu médical conventionnel. Une fatigue chronique, un problème digestif, de l’arthrite et d’autres maladies apparemment sans lien, peuvent pourtant être associés à une candidose. Les champignons secrètent des mycotoxines qui se retrouvent ensuite dans le système sanguin et migrent vers d’autres régions du corps, endommageant nos cellules. La gliotoxine par exemple, peut affecter nos cellules immunitaires en inhibant des enzymes importantes pour éliminer des radicaux libres. Les mycotoxines sont aussi cytotoxiques, par leur action sur l’ADN des cellules qui meurent.

Renforcer le terrain immunitaire par une bonne alimentation

On voyait surtout des infections chez les bébés faibles et les diabétiques, mais aujourd’hui les infections sont beaucoup plus fréquentes dans la population, à cause du style de vie et d’une fragilité du terrain immunitaire. Ce terrain est diminué en cas d’alimentation acidifiante (sucres et viandes), d’antibiothérapie, de prise de pilules contraceptives, de corticothérapies, de tabagisme et de l’utilisation de certains antidépresseurs. Les symptômes liés au Candida peuvent facilement être confondus avec ceux d’autres pathologies et c’est précisément la raison qui rend le diagnostic du médecin plus compliqué. Cependant, de nombreux médecins ignorent la présence du Candida et ne cherchent pas son identification en première approche, au-delà des classiques infections vaginales et buccales.

Les conséquences d'une pathologie causée par Candida peuvent être beaucoup plus graves quand l’infection conduit à des troubles nerveux ou métaboliques.
L’infection au Candida traduit surtout un déséquilibre des flores dont le rôle est d’assurer notre protection contre les agents pathogènes et le développement hors de contrôle de Candida. Nos bonnes bactéries agissent en exerçant une compétition par un effet de contrepoids qui limitent la progression des mauvaises. Parfois, notre hygiène de vie brise l’équilibre vertueux, notre immunité se défait, et une infection chronique s’installe au fil du temps, passant quasiment inaperçu.

Les femmes sont 8 fois plus sujettes aux candidoses et d’autant plus chez les femmes immunodéprimées, mais pas seulement, car les sujets sains sans prédisposition immunitaire sont aussi concernés. Les conditions de la vie moderne mettent à l’épreuve nos défenses immunitaires et la malnutrition, au sens d’une mauvaise alimentation (industrielle) et de déficits en micronutriments, la prise d’antibiotiques aussi, compromettent notre équilibre et notre capacité à lutter naturellement contre les pathogènes.

Une candidose va modifier la réaction inflammatoire en réprimant l’action des lymphocytes T, en baissant la sécrétion d’interleukine 2 et 1 par exemple, en augmentant la libération d’histamine et d’IgE via l’activation de mastocytes. Ensuite, une baisse de la réponse inflammatoire aux infections peut survenir, avec le risque de réactivation virale et d’allergies tardives avec l’âge. Les toxines de Candida, au nombre de 35 bien connues, perturbent le fonctionnement cérébral et en particulier celui de la dopamine, affectent le système immunitaire et tous les systèmes de l’organisme. Le système digestif est aussi la cible de Candida puisque la forme mycélienne du champignon peut pénétrer et agresser les cellules épithéliales de la muqueuse, entraînant une perméabilité de l’intestin grêle.

Par ce biais intestinal, Candida abdicans est souvent accusé d’être un allergisant majeur responsable de rhinites, rhume, asthme, urticaire, migraines, irritabilité, voire de dépression, et provoquant chez les femmes des infections vaginales, et cela de manière chronique.
L’interprétation la plus récente d’une infection à Candida est une prédisposition à une dysbiose ; il semble qu’il s’agisse de l’élément prépondérant facilitant les infections à Candida. D’autres dysfonctionnements hormonaux peuvent intervenir dans les phases invasives sévères (acidose, insuffisance surrénale, hyperthyroïdie…), allant jusqu’au cancer quand l’immunité est profondément atteinte.

micronutrition

NUTRITION

Tout déficit en vitamines ou minéral doit être ajusté, que ce soit un déficit en fer en B6, B9 et B12 spécifiquement. À privilégier les sources végétales de fer qui s’y trouve en abondance, et contrairement à l’opinion commune, il est moins bien absorbé certes, mais suffisamment dans une alimentation végétalisée bien planifiée et équilibrée. L’autre avantage du fer végétal non-hémique, c’est qu’il est moins toxique et ne s’accumule pas comme le fer hémique. Le fer d’origine animale peut devenir un oxydant dangereux pour les cellules. Il y a beaucoup de fer dans les algues, la levure de bière, le son de blé, les graines et les légumineuses, et d’ailleurs plus que dans la même quantité de viande ou de poisson.

Il faut prendre soin de nos intestins

Des études montrent l’utilisation de probiotiques peut inhiber la croissance et l’adhésion de Candida abdicans par une souche Lb Helvitica in vitro et in vivo chez la souris. Une dysbiose fait le terrain de Candida. Cette disbyose est la conséquence d’un déséquilibre de la flore intestinale et spécifiquement un appauvrissement de cette flore en certaines souches importantes, telles que les lactobacilles acidophiles, certains saccharomyces et les bifidobactéries. Entretenir cette flore est vital et demande une alimentation favorisant l’apport de probiotiques, qui vont nourrir notre flore.


Consommer des fibres

Les fibres non-digestibles des céréales complètes (son du blé, riz complet et certains légumes) sont particulièrement utiles pour « balayer » nos intestins et assurer un bon transit jusqu’aux selles. Les fibres solubles des pommes, de l’avoine, des racines, des pommes de terre créent un effet de volume et retiennent de grandes quantités de liquides et hydratent. Ces fibres permettent le passage optimal et rapide des toxines qui ainsi ne stagnent pas dans nos intestins, réduisant leurs effets agressifs dans le temps et l’espace aussi. Ces fibres sont une source de nourriture pour notre flore, permettant en retour la synthèse de vitamines, et d’acides gras à chaînes courtes.

junk food

Sucres, laitages et alcool favorisent les infections au Candida

En général, les matières sucrées raffinées apportent trop de glucose, fructose et lactose dont l’organisme n’a pas besoin en si grande quantité. Ces sucres stagnent et deviennent une source de fermentation chez des bactéries plus pathogènes qui ne demandent qu’à trouver des conditions nutritives plus favorables. Un régime alimentaire de type occidental (viandes, laitages, sucres) est la recette idéale pour développer des dysbioses, de l’inflammation chronique, de l’acidose, des déficits micronutritionnels, et puis leurs nombreuses conséquences pour la santé, comme on le voit aujourd’hui: « On est ce qu’on mange » n’a sans doute jamais été aussi clairement démontré, que par la mise en lumière des rapports complexes entre l’intestin et son microbiote.

indice pral
L’équilibre acido-basique

L’acidose générée par une alimentation de type occidental, une vie stressante, la perte de l’immunité, le syndrome métabolique, favorise les infections à Candida. Les excès de viandes, de céréales raffinées, les graisses animales et les sucreries, une vie sédentaire, le tabac, boissons gazeuses, tous créent un terrain acide qui progresse avec le temps vers des pathologies de type diabète, et maladies inflammatoires graves. Cette acidification va faire le lit des mycoses et des infections. Des études épidémiologiques montrent qu'un régime alimentaire acidifiant et/ou une acidose métabolique sont liés à plusieurs risques pour la santé osseuse, rénale, musculaire, cardiovasculaire. C’est le chercheur allemand Thomas Remer, spécialiste de l’équilibre acide-base, à l’Institut de recherche pour la nutrition des enfants à Dortmund en Allemagne, qui a calculé un indice appelé PRAL, abréviation de Potential Renal Acid Load, soit la charge rénale acide potentielle.

Pour simplifier le concept, nous dirons que la quantité de minéraux acides et de minéraux basiques apportés par 100 g d’un aliment, est comptabilisée pour faire une moyenne, ceci en tenant compte des coefficients d’absorption intestinale.
L’indice Pral additionne les minéraux acides et soustrait les minéraux basiques pour obtenir une valeur. Si cette valeur est supérieure à zéro, l’aliment est considéré comme acidifiant. Si cette valeur est négative, l’aliment est considéré comme alcalinisant, la valeur zéro quant à elle, indique la neutralité. Des tables permettent de déterminer ensuite les indices de Pral par type d’aliment. Une alimentation végétalisée est plutôt basique, et saine, par l’apport de légumes alcalinisants. Il est recommandé d’équilibrer un régime acidifiant avec des aliments basiques. L’acidité excessive doit être éliminée et le corps va chercher à neutraliser les acides avec des minéraux des organes et des tissus qui sont alors mobilisés, tel le calcium des os. Ce calcium va fuir pour être éliminé par les urines entrainant une fragilisation des os, avec un risque d’ostéoporose.

À noter que les infections à Candida peuvent entraîner une préférence alimentaire pour les sucres, une envie de junk food, avec le risque de déficits en micronutriments importants pour l’immunité tel le zinc.

Comment repérer les symptômes d’une infection à Candida

Bouche : brûlures et ulcérations au coin de la bouche, langue chargée et mauvaise haleine, les symptômes spécifiques du muguet (infection buccale à Candida albicans), une gorge enflammée, sont les signes de l’infection.
Intestin : une qualité des selles altérée, flatulence excessive, colites abdominales, douleurs digestives, un eczéma périanal, et des fissures, peuvent alerter sur une infection possible.
Candidose uro-génital : douleurs, prurits génitaux, infections et brûlures à la miction, baisse de la libido.
Poumons et bronches : Le syndrome de Roemheld est un syndrome gastro-cardiaque constitué de troubles cardiovasculaires fonctionnels causés par des réflexes gastro-cardiaques, suite à des affections intestinales qui produisent des gaz, ou météorisme. Ces gaz poussent le diaphragme vers le thorax et entraînent une luxation du cœur, avec des douleurs thoraciques jusqu’à des crises semblables à l’angine de poitrine. Une infection des bronches peut causer un asthme. D’autres organes et systèmes physiologiques sont touchés par une candidose dont les muscles, le système endocrinien, ou encore le cerveau.

Changer son alimentation est un élément clé de la réussite pour se débarrasser du Candida.

Il s’agit du soin majeur pour accompagner la prise en charge médicamenteuse.
Ail, thym, cannelle, gingembre et autres aliments aromatiques comme l’origan sont des fongicides naturels utiles pour lutter contre les mycoses. À consommer tous les jours.
L’huile de coco est réputée pour sa composition en acides caprylique et laurique qui ont des propriétés antifongiques. Toujours chercher les huiles de meilleure qualité, bio, non raffinées et de première pression. Les gélules permettent une diffusion lente possiblement plus efficace.
L’huile d’origan est utilisée par certains praticiens dont le Dr. Browstein, un spécialiste américain de médecine intégrative. Il l’utilise avec un autre produit le Citricidal, un produit naturel dérivé des pépins de pamplemousse. L’huile de pépin de pamplemousse a un effet équivalent aux antibiotiques et antimycotiques les plus puissants.
PROBIOTIQUES à prendre des gélules riches en lactobacillus acidophilus. Produits fermentés aussi, choucroute, yaourt, Kéfir.
Consommer des fruits rouges riches en polyphénols tous les jours, soutien du tube digestif. Leur acidité est bénéfique pour garder un bon équilibre acido-basique.
Sous les latitudes tropicales, les bons ananas et la papaye sont de bons soutiens du tractus digestif, par la présence de protéases (la bromélaïne dans la tige centrale et la papaïne du latex du fruit, respectivement), à modulation des sucs pancréatiques. Ces deux aliments renforcent la flore intestinale.
Boire de l’eau alcaline le matin et le soir. Boire du thé vert abondamment (bien en dehors des repas pour limiter la perte de fer) ; le thé vert de qualité est riche en polyphénols pour soutenir le système cardiovasculaire lors d’atteinte du système poumon-bronches.

 phytothérapie

PHYTOTHERAPIE
Buchu (Barosma betulina): en infusion ou en teinture; le buchu est utilisé contre la cystite, notamment lorsque la maladie est liée à l'existence de candida albicans, responsable de candidose vaginale. L'infusion est plus efficace que la teinture, particulièrement quand l'infection est soudaine et permet d’évacuer plus de liquides par le canal urinaire.
Souci des jardins (Calendula officinalis): plante efficace contre l'acné et les éruptions cutanées, utilisée des maladies comme le pied d'athlète, les candidoses, les érythèmes fessiers des nourrissons.
Échinacée (Echinacea spp.) et thym (Tilymus vulgaris): mélanger la teinture d'échinacée et la teinture de thym (2 dans 1), puis prendre 1/2 c. à c. de ce produit 2 fois par jour, avec de l'eau ou du thé vert.
D’autres plantes peuvent compléter l’arsenal de lutte contre Candida : la luzerne cultivée (Medicago sativa L.), la réglisse (Glycirrhiza glabra) et les graine de cumin (Cuminum cyminum) sont des remèdes anti Candida.

huiles essentielles

HUILES ESSENTIELLES
Arbre à thé (Melaleuca alternifolia) en suppositoires vaginaux pour la candidose génitale de la femme, selon tolérance, (il existe aussi des suppositoires à base de PROBIOTIQUES). Utiliser aussi en usage interne ; quelques gouttes dans du miel ou un morceau de pain.
Origan et thym en massage, dilué 1/10 dans une huile de coco, dans le cas de Candidose dermatologique. On peut les prendre en usage interne avec des gélules gastro résistantes en cas de sensibilité gastrique. Une à deux gouttes de chaque huile selon tolérance pendant plusieurs semaines.


Il existe de nombreux produits sur le marché, préparations phytothérapeutiques diverses à visée antimycosique, qui combinent herbes et huiles essentielles, à la discrétion des usagers. Un avis médical est recommandé en cas de troubles ou de maladies.

David Ruffieux


Article précédent Article suivant