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Le jeûne intermittent

jeûne intermittent

Il est regrettable que les autorités sanitaires de ce pays jettent constamment l’opprobre sur la naturopathie en général et le jeûne thérapeutique en particulier.
« Vous
allez affamer ou affaiblir des gens qui ont besoin de soins médicalisés et de médicaments…
» Personne ne meurt de faim en France et ce n’est certainement pas à cause du jeûne, le cas échéant: mais on meurt de malbouffe... Le jeûne n’est pas l’absence de nourriture involontaire, non contrôlée puisqu’on choisit de jeûner et pour de solides raisons médicales justement. La santé et la médecine ne se résument pas aux décisions de la Haute Autorité de la Santé de ce pays, loin de là. La Russie et l’Allemagne ont depuis longtemps adopté le jeûne comme médecine complémentaire ; ces pays ont leurs écoles, leur histoire, leurs académies, leurs spécialistes du jeûne et des résultats positifs pour les patients du monde entier qui y viennent en cure.

La Bouriatie, avec ses 40 ans d’études cliniques, est connue pour ses recherches sur le jeûne thérapeutique et un centre de médecine du lac Baïkal y organise des stages pratiqués par des Français et des visiteurs du monde entier. Yuri Nikolaev, médecin psychiatre prescrivait le jeûne à ses patients et a théorisé ses vertus ; à son décès, à 92 ans, ce docteur avait soigné plus de 7 000 personnes en 20 ans de pratique, il explique sa méthode dans son best-seller « La santé par le jeûne » édité en 1973.


En Allemagne, les cures de jeûne thérapeutique sont communes, et même remboursées. La clinique de Buchinger-Wilhelmi, au bord du lac de Constance est bien établie et reçoit des patients pour y traiter des affections aussi diverses que les affections chroniques et le surpoids. C’est Otto Buchinger (1878-1966), qui a donné son nom à la clinique. Sa polyarthrite l’avait forcé à abandonner son poste de médecin de marine et sa méthode de jeûne est la plus populaire en Allemagne. Mais pas en France, pour l’instant du moins, où le jeûne reste controversé, pour cause de conservatisme médical. En matière de jeûne, les règles sont assez simples ; c’est la privation volontaire d’aliments pendant une période plus ou moins longue. On vit trois jours au maximum sans eau. On peut vivre des mois sans manger et pour certains individus, ce traitement s’avère des plus bénéfiques pour la perte de poids, pour le diabète, pour améliorer son niveau d’énergie, son immunité, son état mental, etc…


On l’oublie, mais le jeûne est pratiqué depuis des millénaires, mais son usage thérapeutique est négligé par la science moderne. Trop simple, pas assez high tech et pas vraiment profitable pour Sanofi et al. Deux facteurs influencent notre perception, forgeant notre opinion sur le soin dans ce pays ; la publicité omniprésente dans les journaux, magazines, livres, émission de radio et la télévision nous invitent à consommer à outrance des produits inutiles et dangereux pour la santé, mais très bon pour les affaires des groupes alimentaires qui définissent, par leur réseau tentaculaire dans les ministères de ce pays, les guides et recommandations alimentaires des Français(es). Le jeûne n’est pas bon pour leur business, de là à y voir un complot contre le jeûne, l’interdit diététique par excellence dans le pays de la gastronomie, il n’y a qu’un pas à faire. Pourtant, dans le monde, des millions de gens s’adonnent au jeûne pour des raisons religieuses et philosophiques ou plus simplement pour avoir une meilleure santé.

jeûne


Le jeûne n’est donc pas un truc bizarre de hippie, c’est une thérapie qui peut absolument aider les personnes en leur apportant des bienfaits pour leur santé. Des patients rapportent un état de grande lucidité, un état mental fortifié par l’effet du jeûne, et leur sensation de faim disparaît après quelques jours tandis que leur vitalité s’améliore… En Occident, nous sommes habitués à trois repas par jour, d’une alimentation trop riche en mauvais sucres et graisses, déficiente en vitamines et minéraux, en polyphénols et autres micronutriments indispensables à notre équilibre alimentaire, sur lequel se fonde une bonne santé. L’Homme préhistorique ne mangeait pas toujours à sa faim, loin s’en faut ; il fallait se lever tôt pour trouver sa nourriture 100,000 ans avant notre ère : pas de supermarchés, pas de profusion de produits manufacturés alignés proprement dans des kilomètres de rayons et d’étagères.


Les premiers Hommes étaient des cueilleurs-chasseurs, plutôt frugivores et végétariens comme la plupart des grands singes. Nous avons gardé cette capacité évolutive de jeûner pour perpétuer notre espèce même lorsque les conditions environnementales sont défavorables à la recherche de nourriture. La preuve est qu’un homme ou une femme peut survivre des semaines sans une seule calorie ingérée. Le corps s’adapte et va survivre en puisant dans ses réserves de manière intelligente : ce corps humain n’est-il pas une merveilleuse horloge finement réglée même dans les pires situations ? Ce corps ne vous laissera pas tomber sans une lutte acharnée pour votre survie. Aujourd’hui, nous sommes dans la société de consommation, et manger est devenu un acte automatique, rapide, facile, parfois insipide, et souvent pervers dans ses aboutissants. Petit-déjeuner, déjeuner, dîner, et grignotages entre les repas constituent le régime standard de l’Homme occidental. Les séances d’alimentation sont ainsi passées de 3 par jour entre 1977 et 1978 à presque 6 entre 2003 et 2006. On est foutu, on mange trop comme dit la chanson.

glycémie


Que se passe-t-il quand nous jeûnons ?

Quand nous mangeons, l’énergie provenant des aliments est supérieure à celle dont le corps a besoin pour ses fonctions de base ; le surplus d’énergie doit être stocké sous forme de graisses essentiellement dans le tissu adipeux. Un peu de glycogène est produit, qui sera rapidement utilisé en cas d’effort. L’insuline augmente sa concentration dans le sang pour évacuer le glucose de notre système sanguin, c’est l’hormone de stockage. Il faut savoir que protéines et glucides stimulent cette hormone, à un niveau bien supérieur à celui des lipides (graisses). Ces glucides sont transformés en glucose que nos cellules peuvent utiliser pour leur synthèse et pour reconstituer une source d’énergie. Les protéines vont être hydrolysées en acides aminés, et ces derniers transformés à leur tour, en glucose. Les lipides ont peu d’influence sur l’insuline, ce qui est un certain avantage pour perdre du poids… Mais quand nous jeûnons, l’insuline n’est pas stimulée, son taux sanguin baisse et notre corps commence à épuiser notre énergie stockée dans nos sucres, puis nos graisses et enfin nos protéines, mais cette dernière étape peut s’avérer risquée, si le jeûne se poursuivait. Ce qu’il faut retenir d’important, c’est que le jeûne brûle nos graisses pour produire de l’énergie utilisable par nos divers organes dont le cerveau, qui outre le glucose, peut utiliser les cétones dérivées du métabolisme des acides gras. Cette phase de cétose intervient deux à trois jours après le début du jeûne. Un faible taux d’insuline va stimuler la fonte des graisses pour produire de l’énergie. Le corps est capable de former des cétones qui ont la propriété, comme le glucose, de passer la barrière hématocéphalique, pour atteindre nos cellules nerveuses.


Le taux d’insuline baisse ! C’est l’une des conséquences du jeûne avec de multiples effets sur la sensibilité à cette hormone, dont une amélioration de certaines pathologies liées à l’insulinorésistance, dont les maladies vasculaires, neurologiques, métaboliques et le cancer pour ne citer que quelques exemples. L’hormone de croissance augmente, elle peut même doubler sa concentration après un jeûne de 5 jours. Cette hormone qui décroît avec l’âge peut nous aider à contrecarrer les effets du vieillissement, et apporter des bienfaits notables aux sportifs. En effet, ces changements hormonaux permettent de maintenir la masse maigre constituée du muscle et de l’os, et des études semblent montrer qu’un taux d’hormone de croissance plus élevé permet une meilleure récupération après un effort. L’entraînement à jeun est adopté par de nombreux sportifs dont les culturistes qui demandent un taux de graisses corporelles très faible.

En
Californie, des chercheurs, Goldhamer et al. en 2001, ont montré que le jeûne est capable de normaliser la tension artérielle ;
174 patients hypertendus ont consommé fruits et légumes avant d’entamer un jeûne hydrique durant 11 jours. Résultats : 90 % des patients ont vu leur tension se normaliser. Le professeur Valter Longo, a montré que le jeûne protège les cellules saines (de souris) contre les effets toxiques d’une chimiothérapie.
Néanmoins, peu d’études cliniques d’envergure existent pour valider les résultats statistiques du jeûne thérapeutique.

santé nutrition


Comment mettre en place un jeûne intermittent ?

Le jeûne va permettre de nettoyer le corps et de le détoxifier, d’abord des sucres et des graisses indésirables, mais aussi d’autres toxines, si nombreuses dans nos aliments ou notre environnement. Le jeûne intermittent signifie que des périodes d’abstinence de nourriture sont interrompues par des périodes d’alimentation. On peut par exemple, se priver du petit-déjeuner, sauter ce repas, et ne remanger que le midi suivant, puis dîner vers 18 heures : on parle de jeûne de 16:8 heures, sans aliments, outre l’eau qui est nécessaire pour s’hydrater. En outre, le fait de dormir pendant le jeûne aide grandement à mieux le supporter. On peut le faire plusieurs jours par semaine, tous les jours si nécessaire jusqu’à l’obtention des résultats cherchés. Celui-ci est assez facile à réaliser et permet une perte de poids en douceur sans risques. Il est pratiqué de façon régulière, on s’y habitue et la sensation de faim est rarement un problème. Cette dernière diminue en intensité avec l’habitude et naturellement, on retrouve une faim en accord avec nos véritables besoins.

L’eau, café, tisanes peuvent être consommés, mais les sucres sont interdits. Le sel permet au corps de retenir l’eau et sans apport de sels, une déshydratation est à craindre. Cependant, une durée limitée d’un jeûne intermittent rend les besoins en sels plutôt faibles et n’entraîne pas de risques pour la santé. Il est indiqué de pratiquer un jeûne accompagné d’un thérapeute spécialisé en nutrition pour guider les premiers pas vers un jeûne adapté et agréable, sans compter les possibles rééquilibrages alimentaires qu’il serait avantageux d’intégrer en plus dans son hygiène de vie. On veillera en particulier à éviter les déficits en vitamines et en minéraux sur des jeûnes plus longs. Un thérapeute peut vous aider à optimiser vos résultats. Étant donné la recrudescence des maladies chroniques pour lesquelles la médecine occidentale classique, outre les médicaments et la chirurgie, a peu à offrir, la nutrition personnalisée et le jeûne offrent des perspectives de thérapies prometteuses et, fait non-négligeable, une alternative économique pour des systèmes de santé publique éprouvés durement.

glycémie jeûne
Variation du taux d'insuline lors d'un programme de jeûne de 16 heures (Le Guide complet du Jeûne Dr. jason Fung Préface de Thierry de Lestrade éditions Thierry Souccar)


Quels sont les intérêts du jeûne intermittent ?

pour soulager les douleurs, les inflammations, les allergies
pour le moral et l’énergie
pour rajeunir ses artères, contribuer à lutter contre son diabète, prévenir les risques à l'origine de nombreuses maladies (alzheimer, cancer)
pour perdre du poids, reposer ses intestins, se détoxiquer


Parmi les premiers effets du jeûne, on trouve la détoxification : des toxines, métaux lourds, polluants organiques persistants (PCB, dioxines) sont accumulés dans nos tissus, comme les perturbateurs endocriniens et autres xénobiotiques. Vous le sentez dès les premiers jours : quand votre corps prend pour la première fois dans ses réserves, il y a alors libération dans le sang des toxines accumulées dans les tissus adipeux (tissu graisseux). Au bout de 24 à 36 heures sans nourriture, le corps commence à s’autodigérer, s’automanger, on dit aussi qu’il va « s’autophager ». C’est ainsi qu’il continue de fournir des calories sans absorber de nourriture. Il y a régression des graisses et des cellules vieillies ou malades, et production de cellules neuves dans les artères, la peau, le cerveau, etc. C’est pourquoi jeûner pourrait contribuer à réduire le risque de nombreuses maladies : rhume, bronchite, allergies, maladies nerveuses, maladies inflammatoires, problèmes cardiaques, et potentiellement accroître la longévité.


Les principaux travaux scientifiques sur le jeûne thérapeutique permettent de souligner les bienfaits suivants, en résumé, le jeûne peut :

• agir contre l’hypertension artérielle
• prévenir, et même potentiellement inverser les douleurs liées à la polyarthrite rhumatoïde l’arthrose et aux maladies articulaires
• lutter efficacement contre le diabète de type 2
• lutter efficacement contre la fibromyalgie, la fatigue chronique et la dépression
• soulager les douleurs chroniques avec des effets persistant plusieurs mois
• soulager les maladies digestives et notamment le syndrome du côlon irritable
• faire fondre durablement les kilos superflus, et revoir son alimentation après le jeûne, pour ne pas reprendre ces kilos, est une excellente idée
• agir sur le vieillissement et d’accroître l’espérance de vie
• lutter contre les maladies neurodégénératives
• à soulager les allergies, les maladies de peau...


Vous noterez qu’au réveil, la sensation de faim est peu présente, il est donc inutile de manger et il suffit de suivre son horloge, selon le nouveau rythme du jeûne intermittent. Le déjeuner est copieux et permet de ne pas trop manger au dîner, ce qui augmente la sécrétion d’insuline et favorise le stockage des graisses ; un dîner léger est toujours une bonne chose, on dort mieux avec une digestion légère, ce qui permet un meilleur sommeil et par conséquent, une phase nocturne optimisée de réparation du corps et de l’esprit.

David Ruffieux


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