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La micronutrition anti-endométriose

endométriose naturopathie

L’endométriose est une maladie chronique mal comprise par la médecine touchant les tissus endométriaux et dont le diagnostic est souvent repéré tardivement après l’apparition des premiers symptômes après 8 ou 10 ans. Les douleurs pelviennes et/ou l’infertilité sont les deux symptômes majeurs, cependant, il s’agit d’une pathologie polymorphe avec une symptomatologie variable. Les femmes souffrantes d’endométriose représentent de 10 à 15 % des femmes en âge de procréer. En France en 2014, on estimait le nombre de femmes atteintes entre 2 et 4 millions; cela concerne 20 % des femmes qui consultent pour de l'infertilité et 25 % des femmes ayant des douleurs pelviennes.

On distingue deux formes d’endométriose. Dans le cas de l’endométriose externe, une migration de la muqueuse de l’utérus, l’endomètre, se produit dans le ventre, par exemple sur les ovaires, sur les ligaments ou sur le péritoine entraînant des saignements. En ce qui concerne l’endométriose interne, l’endomètre migre dans le muscle utérin, formant des cryptes et causant des saignements dans le muscle. L’utérus chargé de sang est le siège d’hémorragies importantes. Il y a une présence anormale de cellules endométriales, d’une migration du tissu endométrial vers la lymphe ou par le sang.

Les causes ne sont pas bien identifiées, mais les meilleures hypothèses soulignent un dysfonctionnement du système immunitaire, via l’action de perturbateurs endocriniens, d’endotoxines bactériennes (LPS), et/ou la mutation de certains gènes. Parmi les symptômes, on retrouve une vasculogenèse, une angiogenèse, une hyperœstrogénie et une résistance à la progestérone. Il y a une surexpression de molécules inflammatoires (PGE2, TNFalpha, IL3). Des douleurs (dysménorrhée) apparaissent, des saignements, allant jusqu’à une incapacité de travailler, d’avoir des relations sexuelles, une réduction de la qualité de vie normale, et enfin un risque d’infertilité. Une exposition prolongée dans la vie d’une femme aux œstrogènes est un facteur de risque à la fois de cancer du sein, mais aussi d’endométriose: c'est le cas lors d'une puberté précoce, une ménopause tardive, et des temps longs entre les grossesses.

La naturopathie peut agir sur les axes suivants: d’abord une nutrition détoxifiante, puis le traitement des douleurs, de la dysménorrhée et enfin l’anxiété et la fatigue, qui accompagnent l’endométriose.

endométriose organe

NUTRITION
Les PCB, les dioxines, le bisphénol A et les phtalates s’accumulent dans les graisses des produits animaux (viandes, laits et charcuteries, mais aussi les poissons et fruits de la mer) et se retrouvent dans nos tissus graisseux. Les sources environnementales pourraient expliquer certainement l’incidence croissante des troubles endocriniens, métaboliques et neurologiques.
Alimentation anti-inflammatoire à base végétale, biologique possiblement.
Éviter les produits ménagers agressifs, les sources de polluants, les plastiques alimentaires, les pesticides du jardin...
Éviter charcuterie et viandes rouges, qui augmentent le risque de 20%, en augmentant l’hyperœstrogénie. Il existe d’autres sources de protéines et de fer, dans les végétaux notamment.
Éviter le lait de vache, source d’hormones et de facteurs de croissance (la lactation est un émonctoire, tel la peau, les poumons qui comme les reins, évacuent nos toxines et les xénobiotiques).
La consommation des omégas 3 réduit de 20 % les risques ; il est important de bien choisir ses graisses polyinsaturées de type omégas 3 en équilibrant avec les omégas 6 de manière à avoir un ratio de ¼ à ½.
Éviter les cuissons qui altèrent les aliments (grillés, BBQ, forte cuisson au four, etc...). La meilleure cuisson est à la vapeur.
Consommer des sources de fibres qui régulent le transit et la flore intestinale (fruits et légumes, légumes secs, pain complet).
Les crucifères (choux, navets, roquette, cresson,..) améliorent l’équilibre des œstrogènes favorisant des œstrogènes moins « forts ».
Des aliments soutiennent la phase II des cytochromes du foie, tels la curcumine du curcuma, la cannelle (proanthocyanidine A), le romarin, le citron, l’ail.
Éviter alcool et tabac.
Faire de l’exercice modéré tous les jours si possible.
Une consommation normale de soja est recommandée (les phytohormones sont en général bénéfiques, sauf au cas où l’on cherche à faire baisser les taux oestrogéniques pour une raison médicale). Les effets bénéfiques des dérivés du soja sont maintes fois prouvés et dépassent de loin, leurs possibles et rares effets indésirables.

VITAMINES
Une baisse des douleurs pelviennes est possible avec une complémentation en vitamines C et E. Un statut optimal en vitamines et minéraux est à rechercher. Complémentation si l'alimentation est déficitaire, pendant 3 mois.

gluten

GLUTEN
Vérifiez une intolérance au gluten, un régime sans gluten pourrait bénéficier à 3 femmes sur 4.
Faire une prise de sang pour vérifier le statut des immunoglobulines IgA, IgG anti gliadine déaminé, anti trans glutaminase. Si le test est positif, une biopsie peut-être prescrite de la muqueuse.
Faire une biologie de la calprotectine, des IgA/G (sécrétoires dans les selles), du fer, de la bêta défensine 2, pour évaluer une perméabilité de la muqueuse intestinale.
Evaluez une fatigue, des symptômes digestifs fonctionnels. Si le gluten est exclu comme facteur de risque, un régime FODMAP peut être recommandé. Éviter les sucres mal absorbés et qui fermentent. On fait un retrait des FODMAP pendant un mois, puis, on les réintroduit selon la tolérance. Trois femmes sur 4 semblent associer avec leur endométriose une colopathie (intestin irritable) et bénéficient de cette diète.

mélisse
DOULEURS
Mélisse (Melissa officinalis) : relaxante et digestive en tisane. Elle agit sur les spasmes, les colites, avec une action bienfaisante sur la nervosité et l’anxiété.
Gattilier (Vitex agnus-castus) et Alchémille en gélules ou teinture. Cette première plante est une régulatrice de la balance hormonale.
Valériane (Valeriana officinalis) anxyolique, myorelaxante, hypnotique, en gélules ou extrait aqueux.
Saule blanc (Salix alba) et viorne (Vihumun prunifolium) en tisanes (propriétés anti-inflammatoires).
Gingembre et cannelle (anti-inflammatoires puissants et action anti-douleurs et antispasmodiques).

David Ruffieux


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