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Huiles essentielles sous tutelle?

Les huiles essentielles sont des substances d'origine végétale utilisées pour produire des cosmétiques, pour préserver et aromatiser les aliments.

Huille essentielle

Les populations utilisent ces huiles essentielles pour soigner depuis des miliers d'années, selon les traditions grecques, chinoises, perses, ou indiennes.
 
Aujourd'hui, les huiles sont devenues plus populaires parmi les scientifiques et les médecins en raison de leurs propriétés antifongiques, antivirales et aussi par leurs propriétés antiparasitaires, et même par leur action sur le cancer.
 
Des recherches montrent que des huiles essentielles inhibent la croissance de la majorité des bactéries avec une concentration maximale jusqu'à 2%, y compris les souches résistantes aux antibiotiques. Dans des essais cliniques, il a été rapporté que l'huile essentielle de l'arbre à thé est bénéfique dans le traitement d'un herpès labial récurrent. D'autre part, les huiles essentielles et certains de leurs composés ont des propriétés anticancéreuses, qui ont été signalées dans de nombreuses publications.
 
Des articles rapportent leurs effets sur les micro-organismes, et les celulles animales in vitro. Il y a aussi des rapports concernant leur utilisation en thérapie comme additif au traitement médical traditionnel. Les huiles essentielles peuvent avoir d'autres propriétés ayant un effet positif sur la santé, car elles peuvent avoir une influence sur le système nerveux central, dans le traitement des douleurs, sur l'interface gastro-intestinale, sur le système cardiovasculaire comme sur le système pulmonaire.
 
La recherche et l'intérêt du public concernant les huiles essentielles nous indique une source de nouvelles substances thérapeutiques à venir, dont il faut mieux mesurer les bénéfices mais aussi les risques potentiels. En effet, il convient toutefois de garder à l'esprit que les composés d'huiles essentielles peuvent également avoir des effets négatifs et conduire, comme pour les antibiotiques, à la sélection de pathogènes résistants, ou à une toxicité chez certains individus, et dans certaines conditions, par exemple chez les jeunes enfants, chez les femmes enceintes, ou chez des patients avec une pathologie spécifique.
 
Aujourd'hui, des huiles essentielles sont en vente libre, sans prescription, mais une quizaine d'huiles essentielles sont identifiées comme ayant un rapport bénéfice/risque négatif (voir liste ici, http://ansm.sante.fr/Activites/Medicaments-a-base-de-plantes/Les-huiles-essentielles/(offset)/3). "Elles ne sont disponibles que dans le circuit pharmaceutique en raison de leurs propriétés neurotoxique (absinthe, thuya, sauge officinale), irritante (sabine, moutarde), phototoxique (rue) ou cancérigène (sassafras)", nous dit le site.
 
Ces autorités sanitaires recommendent de consulter un pharmacien qui saura (ou pas) vous conseiller sur l'usage de ces huiles. Il semblerait que l'intérêt du public pour ces huiles essentielles indispose l'industrie pharmaceutique à en juger les récentes prise de position de l'agence nationale de sécurité du médicamenent et des produits de santé, et les inspections des directions départementales de la protection des populations (DDPP) contre des entreprises et des éleveurs, respectivement, qui utilisent ces huiles ou les vendent en mettant en avant leurs vertus thérapeutiques. Cela, les autorités sanitaires n'aiment pas et invoquent "le principe de précaution et la protection de la santé du public".
 
Juste un rappel pour mettre les choses en perspective: les huiles essentielles ne tuent personne en France...Contrairement aux prescriptions des médicaments qui tuent plus de 15 000 personnes chaque année, et cela ne semble pas être un problème pour les autorités sanitaires. L'Etat et l'industrie du médicament semblent s'inquiéter davantage de cet intérêt pour les huiles essentielles en particulier, et les médecines complémentaires en général, qui ne sont pas sous leur contrôle.
 
La jungle réglementaire française tend à freiner l'automédication, mais aussi le soin par les plantes, au profit d'une médecine orthodoxe et d'une pharmacie qui seraient bien avisées de mettre de l'ordre dans sa propre pharmacopée, inefficace souvent, toxique parfois. De plus, différentes situations semblent indiquer une tentative de l'industrie pharmaceutique pour bloquer et/ou faire passer dans le gyron des médecins et des pharmaciens, les médecines complémentaires sous couvert de sécurité sanitaire.
 
Ce sera au public, le premier bénéficiaire des soins, et aux thérapeutes de se mobiliser face aux attaques législatives et réglementaires qui sont en cours, pour nous préserver l'accès à des soins variés et protéger le principe inaliénable de la liberté des individus. Sinon, les patients devront partir se faire soigner à l'étranger et y acheter leurs huiles essentielles.

 


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