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Fatigue chronique: que faire?

fatigue chronique
L’encéphalomyélite myalgique, appelée couramment syndrome de fatigue chronique, se caractérise entre autres par une fatigue persistante et inexpliquée qui dure malgré les efforts de repos de la personne atteinte. Une personne sur six cents serait touchée par la fatigue chronique, plus les femmes que les hommes. Le véritable syndrome de fatigue ne peut être confondu avec la fatigue en général, provenant de causes diverses comme le surmenage ou le manque de sommeil par exemple, dont les cas représentent 15 % des consultations en médecine générale. C’est une maladie difficile à mettre en évidence qui est une véritable source de souffrance. Considérée comme une maladie neurologique, elle apparaît souvent de façon soudaine. Une asthénie persistante est la cause d’une sensation de lassitude en dehors de tout effort, ne cédant pas avec le repos. Une personne atteinte de fatigue chronique a du mal à effectuer ses activités régulières. Elle a des difficultés à rester motivée et manque d’entrain. Cet état de fatigue chronique peut être associé à d’autres symptômes comme des douleurs articulaires, des maux de tête et des troubles de la concentration.

Une fatigue normale, quant à elle, est un phénomène qui fait suite à un effort physique et /ou psychique excessif et cédant au repos la plupart du temps. Ce qui n’est pas le cas lorsqu’on souffre de fatigue chronique qui peut aller jusqu’à un état dépressif. Il est très possible que la fatigue chronique soit aussi une réponse inadéquate à un stress, une fragilité psychologique. Il est intéressant de constater que les personnes qui ont été maltraitées dans l'enfance ont plus de risque de développer une fatigue chronique. Par ailleurs, ces mauvais traitements perturbent l'expression de certains de nos gènes, marquant à vie ce traumatisme dans notre code génétique, avec pour conséquence une réponse inadaptée à un stress intense: c'est la fatigue chronique qui est liée à l’épigénie.

Fibromyalgie et fatigue chronique sont deux maladies qui comportent de nombreuses ressemblances, en particulier la présence de douleurs articulaires et les troubles de la concentration. On estime que 70% des personnes atteintes de fibromyalgie connaissent aussi une fatigue chronique. Pour autant, dans le cas de la fibromyalgie, ce sont des douleurs qui amènent le malade à consulter, tandis que dans le cas de fatigues chroniques, c’est la fatigue elle-même qui alerte le patient.

Les causes de la fatigue chronique sont donc multiples:
• Infectieuses
• Hormonales (dénutrition, hypothyroïdie, insuffisance surrénales, testostérone)
• Neurologiques (myasthénie, sclérose en plaques)
• Hématologiques (anémie, lymphomes)
• Cancers
• Maladies inflammatoires (polyarthrite rhumatoïde, lupus,..)
• Respiratoires (apnée du sommeil, narcolepsie)
• Digestives (Crohn, RCH...)
• Psychiques (dépression anxiété)
• Intoxications (médicaments, oxyde de carbone...)
• Perméabilité intestinale
• Stress non géré
• Malnutrition

microbiote

La dysbiose causée par un déséquilibre des flores intestinales permet de mieux comprendre les origines de nombreux troubles constituant un nombre élevé de consultations chez le médecin.

La recherche a montré que chez des personnes souffrant de fatigue chronique, les espèces bactériennes présentes chez les personnes en bonne santé sont plus variées. En particulier, l’abondance et la diversité de certaines bactéries de la famille des Firmicutes étaient réduites. Ces résultats suggèrent que la fatigue chronique n’est pas qu’une maladie d’origine psychologique ou nerveuse mais que des déséquilibres de bactéries intestinales seraient en cause. De plus, chez les patients souffrant de fatigue chronique, il y a une augmentation des espèces pro-inflammatoires et une réduction des espèces réputées comme étant anti-inflammatoires. Les personnes souffrant de fatigue chronique ont aussi des niveaux sanguins plus élevés de lipopolysaccharides, des molécules inflammatoires d'origine bactérienne.

QUATRES AXES DE TRAITEMENT:

1. Vérifier les neuromédiateurs dopamine et noradrénaline pour ce qui concerne la motivation.
2. Statut des acides aminés (complémentation en acides aminés branchés) pour l’énergie.
3. Surveiller les micronutriments (fer, magnésium, Q10 et vitamines B).
4. Corriger une perméabilité intestinale.

De plus:

• On doit assurer des apports suffisants en protéines dont un des acides aminés, la tyrosine. Le cortisol (stress) détourne l’utilisation de la tyrosine à des fins énergétiques ce qui empêche la formation de dopamine, ce qui peut provoquer des difficultés de concentration et de réalisation.
• Vérifier un déficit en fer et son apport en fer. Le fer intervient dans l’énergétique et l’immunité. Un manque de fer se traduit par une diminution de l’humeur et des performances psychiques. Certains signes peuvent indiquer un déficit en fer : pâleur, vertiges, maux de têtes, bronchites à répétition. Un dosage de la ferritine est recommandé et une investigation doit permettre de comprendre ce déficit ou carence en fer.
• Consommer des aliments sains, complets et riches en minéraux : légumineuses, œufs, fruits de mer.
• Le magnésium est un fournisseur d’énergie (coenzyme pour la transformation des sucres et lipides en énergie) et un stabilisateur de l’humeur (influx nerveux) : crampe, fatigabilité exagérée, fourmillements, paupières qui sautent, de l’irritabilité peuvent indiquer un déficit.
• Autres aliments pour booster l’énergie et la micronutrition du cerveau: crevettes, riz, pain complet, légumes secs, fruits et légumes frais, chocolat noir et des eaux minérales.
• La Coenzyme Q10 est un antioxydant puissant de la mitochondrie qui assure la production de l’énergie. Le stress, une mauvaise nutrition, alcool et tabac font baisser le taux de Q10. Elle est synthétisée par le corps (à partir du glucose, puis du cholestérol) mais les apports alimentaires insuffisants peuvent entraîner un déficit (les statines bloquent l’enzyme de synthèse du cholestérol et par conséquent la Q10).
• Les acides aminés branchés (leucine, isoleucine, valine) utilisés par les bodybuilders servent à la synthèse des protéines musculaires et participent aux défenses immunitaires. Une baisse de l’immunité se traduit par un surmenage, une fatigue, des infections à répétition voire une perte de poids excessive. Un complément en acides aminés branchés peut améliorer son alimentation, en apportant plus de protéines. Les sportifs peuvent bénéficier des acides aminés branchés pendant et après l’effort (meilleure récupération en limitant les dommages musculaires).

millepertuis
Millepertuis

PHYTOTHÉRAPIE
• Millepertuis (Hypericum perforatum) : indiqué pour lutter contre la fatigue nerveuse et des états dépressifs légers. Elle est reconnue pour les troubles de l’humeur.
• Ginseng Panax : tonique nerveux contre le stress et la fatigue (à éviter en deuxième partie de journée). Aide à la concentration et la performance.
• Lapacho (Ipe roxio) : un anti-inflammatoire (des études sur le cancer se poursuivent).
• Rhodiole (Rhodiola rosea) : adaptogène, à prendre en cas de burn-out (Rosavine et salidroside), il est contre-indiqué chez les femmes enceintes, allaitantes et en cas de bipolarité.
• Eleuthérocoque (Eleutherococcus senticocus) : autre adaptogène qui améliore les capacités de l’organisme à se défendre. On voit une action ciblée sur la fatigue des personnes âgées. Contre-indiqué chez les enfants et les femmes gestantes ou allaitantes.
• Extrait de bois de chêne (Robuvit) 300 mg par jour / 4 semaines
• Ginkgo biloba : il a des propriétés antioxydantes, améliorant le flux sanguin et la micro circulation du cerveau notamment, en favorisant la transmission nerveuse.


HUILES ESSENTIELLES
• Lavanda augustifolia : cette huile peut améliorer la qualité du sommeil par ses propriétés anti anxiété.
• Contre l’épuisement nerveux : (adulte et enfant > 7 ans) 1 goutte de menthe poivrée et 1 goutte de ravintsara sur un comprimé neutre à avaler.
• Fatigue avec angoisse : camomille romaine (sédatif) petit grain bigarade (relaxant) plus ylang ylang en aromathérapie et massage.

GEMNOTHERAPIE
• Romarin (stimulant nerveux)
• Châtaignier (circulation sanguine)
• Chêne (anti fatigue) ne pas prendre en cas d’hypertension.

Une bonne chose à faire est de reprendre une activité physique qui va revigorer les défenses immunitaires, augmenter notre entrain, améliorer l’humeur et tant d’autres bénéfices. Faire du sport pour lutter contre la fatigue chronique et végétaliser l’alimentation de manière variée et colorée. Une thérapie comportementale peut aussi avoir des bénéfices. 

David Ruffieux

 


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