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Du stress à la dépression

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Du stress à la dépression

Le stress est identifié depuis de nombreuses années comme “le mal du siècle”. Bien qu’utile en temps normal pour réagir à la situation du moment, un stress chronique peut aboutir à nombreuses maladies graves. C’est pour chacun d’entre nous un perturbateur de notre état de santé et, notamment, il peut entraîner un épuisement chez certains, voire une véritable dépression pour d’autres. Mieux gérer son stress est donc devenue une nécessité pour beaucoup, afin d’éviter le « burn-out » dans les milieux professionnels. On va chercher à en comprendre les mécanismes et déjà savoir que c’est une réaction physiologique face à un environnement hostile. Le stress met en jeu des hormones, des neuromédiateurs, des minéraux importants comme le magnésium, des acides gras, qui trouvent leurs sources dans notre assiette.

Devant toute situation stressante (ou phase d’alarme), l’organisme doit s’adapter. Il va donc sécréter deux hormones l’adrénaline et du cortisol afin de mobiliser les ressources énergétiques nécessaires à la “fuite” et éventuellement à la “lutte”. Puis, si le stress continue (phase de résistance), le cortisol s’élève et s’accumule, la sérotonine et la dopamine vont être utilisées de façon importante puis rapidement s’épuiser. Une hypercortisolémie entraîne alors des perturbations de l’immunité, du métabolisme des sucres et des graisses, des troubles du sommeil et de l’humeur, voire une altération des neurones cérébraux. Enfin, la phase d’épuisement est marquée par des taux de sérotonine et de dopamine qui s’effondrent mais un cortisol encore élevé : c’est le « burn-in », l’organisme essaye de contrôler la situation mais est débordé. Quand le taux de cortisol s’effondre, on est en « burn-out » et nos capacités à réagir sont réduites à néant, c’est le plongeon vers les troubles et l’incapacité d'agir face à une situation stressante. 

Anxiété et dépression

Le stress peut conduire à l’anxiété qu’il faut savoir différencier de la dépression. Pour ce qui concerne les troubles anxieux, ils comprennent divers troubles, en lien avec une anxiété excessive souvent difficile à gérer, qui se manifestent de façon très variable : attaques ou crises de panique aiguës, phobies et troubles anxieux généralisés. Les personnes atteintes de troubles anxieux chroniques peuvent voir leur qualité de vie se dégrader. Le diagnostic est posé quand les inquiétudes, la peur et une somatisation deviennent disproportionnées en durée, en intensité ou en fréquence, par rapport à la situation réelle. Il faut en général que les symptômes persistent plus de 6 mois pour considérer une prise en charge médicale. Il existe plusieurs classifications de ces troubles bien identifiés par l’usage d’un questionnaire par exemple, de manière à la différencier de la dépression.

Le diagnostic de la dépression, quant à lui, répond à des critères très précis. En effet, il existe 9 symptômes caractéristiques de la dépression (CIM-10 et DSM-5) : humeur dépressive continuelle (tristesse quasi permanente), perte d’intérêt et de plaisir à l’égard des activités quotidiennes, troubles de l’appétit, troubles du sommeil, sentiment de dévalorisation et de culpabilité, ralentissement psychomoteur ou agitation fatigue (asthénie), difficultés attentionnelles, de concentration et de mémorisation, idées de mort ou de suicide récurrentes. Pour poser le diagnostic de dépression, il faut présenter au moins 5 symptômes, depuis au moins deux semaines, dont obligatoirement l’un des deux premiers de la liste (humeur dépressive et perte d’intérêt sont les marqueurs qui incitent à la prudence et à un examen plus poussé).

L’insomnie, les douleurs, l’irritabilité, des maux de têtes, une baisse du goût à vivre peuvent signaler un état de stress, ou anxieux, voire une tendance à la dépression qu’il faut prendre au sérieux. Les conséquences de l’anxiété chronique et de la dépression attestée sont multiples et vont jusqu’à des troubles cardio-vasculaires, une perte de poids ou prise de poids, une inflammation chronique, la malnutrition, ou pire. Détecter et mesurer sur des échelles un état anxieux ou dépressif avec un questionnaire est possible. Cependant, identifier les causes des troubles et améliorer la situation peut s’avérer plus compliqué, car cela demande un réel travail de fond sur soi, une motivation à aller mieux et de comprendre ce qui ne va pas dans sa vie, ses émotions mais pas seulement. La dépression est une maladie qui touche tous les âges de la vie et on estime que près d’une personne sur cinq souffrira ou a souffert d’une dépression avec une prévalence deux fois plus importante chez les femmes que chez les hommes. Des études montrent des facteurs héréditaires puisqu’un individu dont l’un des parents a fait une dépression, aura deux à trois fois plus de risque d’être dépressif dans sa vie.

stress cerveau

L'inflammation, encore elle!

La question qui se pose est de savoir si la dépression est liée à un état inflammatoire chronique. En effet, dans certaines pathologies inflammatoires, on constate une augmentation du pourcentage d’apparition de la dépression : obésité, maladie cardiovasculaires, maladies auto-immunes notamment. La recherche s’est donc penchée sur le sujet. En cas d’inflammation dans l’organisme, les études montrent que des molécules de l’inflammation, des cytokines périphériques, traversent la barrière hémato-encéphalique pour passer au cerveau et y provoquent une inflammation intracérébrale. Une perturbation de la synthèse de la sérotonine et de la dopamine se produit par détournement de deux acides aminés importants, respectivement, le tryptophane et la tyrosine, ce qui entraîne une altération des neurones et de leur renouvellement. On voit donc l’intérêt de ne pas manquer de dopamine et sérotonine et donc des acides aminés permettant leur synthèse, pour avoir un cerveau qui fonctionne normalement.

L’alimentation est la source de tryptophane et tyrosine et il est conseillé d’adopter une alimentation végétalisée riches en minéraux et vitamines, magnésium, contenant les vitamines de la série B, importantes pour l’utilisation du glucose par le cerveau, et pour la synthèse et l’utilisation de l’énergie cellulaire. On recommande aussi les omégas 3, de limiter le sucre au maximum, de protéger son sommeil. Faire du sport et bien s’hydrater aident à détoxifier son corps. Tout ceci est de bon sens mais peut ne pas être suffisant. De nouvelles recherches suggèrent, en effet, qu’une augmentation de la perméabilité intestinale permettrait le passage de débris de bactéries, allergènes, au travers de la muqueuse intestinale. Cette translocation contribuerait à favoriser une inflammation cérébrale chez les individus dépressifs, en plus d’autres symptomes extra-digestifs (maux de tête, dermatites et douleurs musculaires et/ou articulaires).

On sait que le stress influence notre intestin, en ralentissant la digestion, en limitant notre appétit via le système nerveux sympathique, la sécrétion de cortisol, mais on découvre maintenant que l’intestin participe à la gestion de nos émotions et de nos états mentaux ! Et cela change notre compréhension à la fois de l’intestin, mais aussi du cerveau avec lequel 200 millions de fibres nerveuses communiquent de manière ascendante et descendante.

L’incroyable intestin est au carrefour de notre santé. Il est donc conseillé de surveiller nos intestins et leur degré de perméabilité, pour nous éviter un dysfonctionnement de la flore intestinale, appelé dysbiose. A ce titre, Une étude réalisée chez l’homme a mis en évidence qu’une association de probiotiques prise pendant 30 jours permettait de réduire les niveaux de stress. En conséquence, les probiotiques ouvrent la voie à une nouvelle stratégie thérapeutique dans la prise en charge du stress et de la dépression.

 micronutrition

MICRONUTRITION

  • Vérifier le statut en vitamine D qui joue sur l’humeur et prévient les troubles neurologiques. C’est une vitamine clé qui permet aussi un meilleur passage du calcium.
  • En cas de stress chronique, l’augmentation de cortisol entraîne une fuite urinaire de magnésium qui va augmenter la vulnérabilité au stress en retour : c’est le « cercle vicieux » du stress. On va donc ne pas manquer de magnésium en consommant des fruits (bananes) et des légumes frais et secs (abricots, raisins, figues…), les oléagineux (amandes, noix, noisettes), le chocolat noir et les eaux minérales riches en magnésium (Rozanna, Hépar, Contrex). Des compléments existent mais privilégier les formes organiques du magnésium mieux assimilés, tel le citrate ou bisglycinate de magnésium. 
  • Le CoEnzyme Q10 aide à protéger le système musculaire contre les radicaux libres et l’inflammation, on recommande 100 mg par jour. Les somnifères de type benzodiazepines ont tendance à détruire, comme les statines, cette molécule.
  • La mélatonine est utile en cas de difficultés à s’endormir ; prendre 2 mg ou plus, une à deux heures avant d’aller au lit. La mélatonine a aussi de nombreux bénéfices pour la santé aidant à lutter contre le vieillissement cellulaire.
  • Une cure de curcuma avec ses curcuminoïdes assure une protection anti inflammatoire générale, et aussi une protection de la barrière intestinale.

PHYTOTHERAPIE

  • Utiliser des précurseurs de la sérotonine (Griffonia, 5 H-Tryptophane) et bloqueurs de la monoamine oxydase (MAO). De rares troubles gastro-intestinaux sont possibles avec nausées, déconseillé chez la femme enceinte et allaitante. L’association avec un antidépresseur prescrit doit se faire avec le conseil du médecin.
  • Valeriana officinalis diminue l’intensité nerveuse, myorelaxante. Elle améliore le sommeil paradoxal. Les précautions à prendre sont les mêmes qu’avec la Griffonia, contrindiqué en cas de cancer hormono-dépendant.  
  • Le houblon est un sédatif si un trouble du sommeil est associé au stress, mais il serait déconseillé en cas de dépression.
  • Passiflora incarnata est recommandé en cas de stress, fatigue et de troubles du sommeil associés. Sédatif, anxiolytique, antispasmodique, ses effets sont liés à l’action de ses flavonoïdes, alcaloïdes, et autres molécules.  
  • Eschscholtzia californica, le pavot californien, favorise le sommeil, réduit la tension musculaire, c’est un antidépresseur et anxyolitique, sédatif et anti-névralgique.
  • Millepertuis perforatum, en cas d’anxiété ou dépression légère. Précautions à prendre en cas de traitement anticoagulants, digitaliques et thérapies anti-virales, greffes.

GEMNOTHERAPIE

  • Tilleul (Tilia tomentosa), activité sédative.
  • Aubépine (Crataegus oxyacantha) intéressant contre les palpitations cardiaques, crise d’angoisse (à ajouter à la racine de valériane).

HUILES ESSENTIELLES

  • Lavandula augustifolia, en massage et aromathérapie avec diffuseur. Ses propriétés relaxantes sont utilisées aujourd’hui en clinique.
  • Melissa officinalis, effet calmant sur le système nerveux, en massage et aromathérapie.
  • Bergamote (Citrus bergamia), calmante, sédative du sytème nerveux.
  • Petit grain bigarade (Citrus aurantium), relaxante, sédative antidépressive.
  • Rosmarinus officinalis, utilisé en post-stress, c’est un tonique reconnu du système nerveux. Toujours vérifier le caractère allergénique de l’huile essentielle avec une goutte dans le creux du bras pour écarter une réaction cutanée ou sensibilisation.

Eviter l’usage concentrée, par voie interne ou externe, des huiles chez la femme enceinte ou allaitante, en règle générale, sauf exception à vérifier avec un thérapeute ou pharmacien.  Les huiles essentielles peuvent être en particulier toxiques pour le foie et le cerveau.

MEDITATION et COHERENCE CARDIAQUE et ASSOUPLISSEMENTS

Bénéfiques, les recherches cliniques le montrent.

 

David Ruffieux


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