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DETOX c’est pour la vie !

DETOX c’est pour la vie !
Les maladies chroniques gagnent du terrain
Dans tous les pays, les maladies chroniques causent de considérables souffrances dans les familles ; elles représentent un coût énorme pour le système public de santé, qui se chiffre en milliards d’euros.  Malheureusement pour nous, la médecine hyper technique est pauvrement équipée pour prévenir ces maladies chroniques et guérir les populations touchées par le cancer, les maladies cardiovasculaires, le diabète, la dépression et les maladies neurologiques comme Alzheimer, qui avancent et font des millions de victimes à travers le monde.
Et les projections sont à la hausse : le vieillissement des populations et des ressources en santé limitées, voire très tendues dans certains cas, contribuent à cette évolution. L’actualité nous le rappelle régulièrement. Juste quelques chiffres pour mettre ces maladies dites de civilisation en perspectives : Une grande étude publiée récemment (Global burden disease), et financée par la Fondation Melinda et Bill Gates, montre que la mauvaise nutrition est devenue la seconde cause de mortalité précoce dans le monde. Cancer et maladies cardiovasculaires tuent environ 300 000 personnes en France chaque année, soit la moitié de la mortalité par maladies, toutes causes confondues.
On estime à plus de 3.5 millions le nombre de personne atteintes du diabète, l’insulinorésistance touche 90% des diabétiques, avec sa cohorte de troubles métaboliques, neuropathiques et cardiovasculaires ; environ 1.3 millions de malades touchés par Alzheimer sont attendus en 2020 et cette maladie touchera 15% de la population, parmi laquelle les femmes sont les plus exposées. Plus d’une personne sur 5 souffrira de dépression dans sa vie. Face à cette réalité, une prise de conscience du public à la nécessité de devenir acteur de sa propre santé parait fondamentale pour recentrer nos efforts sur la prévention de la maladie. Il vaut mieux prévenir que guérir.
Une hygiène de vie délétère et un environnement toxique
En effet, le stress de la vie moderne, un environnement toxique, une alimentation déficiente, la sédentarité et la résurgence des infections peuvent expliquer en partie nos dysfonctions immunitaires qui ensuite, affaiblissent nos fonctions vitales, jour après jour, année après année, usant l’organisme,  jusqu’à l’apparition des premiers signes d’une maladie. Les spécialistes considèrent que les facteurs environnementaux sont majoritairement responsables de l’incidence des maladies chroniques. Les facteurs génétiques représentant un facteur secondaire voire très minoritaire dans le développement des troubles de santé. Par conséquent, les connaissances remises à jour et la folie passée du tout génétique, nous invitent à reconsidérer notre propre pouvoir sur notre santé. Non seulement nous pouvons agir sur certains de ces facteurs environnementaux, mais aussi sur nos gènes : et voici la toute nouvelle science de l’épigénétique ! Nos gènes ne sont pas fixes, comme on pouvait encore le croire il y a quelques années. Nos gènes peuvent être modulés par notre hygiène de vie, pour le pire mais aussi pour le meilleur. Mais revenons à notre sujet.
Détoxifiez !
Restaurer les capacités de guérison du corps est à la portée de tous, à la condition d’apprendre à gérer et à vivre avec les perturbateurs multiples de nos fonctions vitales, en particulier, nos systèmes digestif et cérébral, tout comme la protection de nos cellules et la communication entre ces cellules. Tout le monde s’accorde à dire que manger des légumes et des fruits frais est bénéfique, que gérer son stress est devenu aussi essentiel que de pratiquer une activité sportive, que le sommeil est un élément clé de notre bien-être, aussi bien physique qu’émotionnel, mais peu sauront en réalité mettre toutes ces recommandations en action pour espérer vivre de nombreuses années supplémentaires et en santé.   
Il est possible toutefois de faire un nettoyage dans nos habitudes de vie et spécifiquement, détoxifier notre organisme permet d’éliminer tout ou partie de ces perturbateurs, facteurs de stress et molécules toxiques pour nos cellules. Pour favoriser la détoxication, il est nécessaire de favoriser l’élimination des toxiques par le foie, de lutter contre le stress oxydatif et l’inflammation, et aussi de renforcer l’équilibre de l’écosystème intestinal, véritable filtre et barrière physique et chimique, sans oublier l’élimination rénale. La première de notre mission, si nous l’acceptons, et d’abord de  faire le choix d’une saine alimentation. Elle sera riche et équilibrée par un apport en micronutriments, en biomolécules, coenzymes, antioxydants, minéraux et vitamines régulant finement tous les aspects de la physiologie humaine. Ne dit-on pas que l’aliment est la première médecine ?
Notre organisme est soumis à de nombreux polluants
Quelques signes comme une fatigue chronique, des maux de tête, des insomnies, des problèmes digestifs ou des problèmes de peaux, (peau terne, boutons…), ou encore troubles articulaires, peuvent être annonciateurs que nos systèmes de détoxication sont dépassés.  Malgré une diète au carré avec les conseils des meilleurs nutritionnistes, notre environnement se dégrade et notre santé avec. Parfois utiles, les médicaments ne sont pas sans risques et constituent une source de polluants dans notre organisme qui doit alors redoubler d’effort pour les éliminer. Nous détenons en France, un triste record, celui d’une consommation de médicaments de 40 % supérieure à la moyenne européenne avec près de 1 500 comprimés par habitant et par an. Nitrates dans les eaux destinées à la consommation, pesticides dans l’alimentation (selon la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, un peu plus de la moitié des fruits et légumes cultivés en France en 2008 contenait des traces de pesticides. La situation n’a guère évolué et là aussi nous sommes vraiment les champions d’Europe).
Côté métaux lourds, les gros consommateurs de poissons (saumon) peuvent être exposés aux effets indésirables de ces métaux, arsenic, plomb, aluminium, mercure, qui restent toujours en 2020 un problème de salubrité publique pour les agences de santé. Les PCB et les pesticides sont de réels dangers pour l’enfant de la femme enceinte, en tant que perturbateurs endocriniens et neurotoxiques. Tabac, alcool et une pléthore de produits issus de l’agroalimentaire viennent s’ajouter à notre soupe chimique, colorants, conservateurs, édulcorants, etc… La liste continue.
Le mode de cuisson n’étant pas anodin, les cuissons à haute température produisent des amines hétérocycliques, de l’acrylamide, et des protéines glyquées ou caramélisés pour les gourmands, si vous voulez... Notre foie et nos artères commencent à saturer quelque peu de ces mélanges tandis que d’autres contaminants internes sont synthétisés par nos cellules : notre organisme fonctionne un peu comme une usine avec des déchets à éliminer, comme le cholestérol, les hormones stéroïdes, les radicaux libres, ces fameux radicaux libres qui font tant parler dans les chaumières des biochimistes.
détox anatomie
La détoxication pour les nuls
Mais la nature est bien faite et nous porte assistance. Il existe en effet des moyens d’éliminer des produits et c’est le foie qui joue un rôle majeur. La détoxication passe par la transformation de produits solubles dans la graisse en produits hydrosolubles dans des cellules spécialisées (les hépatocytes) qui contiennent des enzymes impliquées dans la transformation des toxiques. La détoxication hépatique procède d’une opération en deux phases. D’abord, les enzymes de phase 1, appelées cytochrome P450, neutralisent certains toxiques qui pourront être éliminés et en convertissent d’autres en formes intermédiaires. Les systèmes enzymatiques de la phase 2 permettent ensuite de transformer ces nouveaux composés pour leur élimination finale. Ces processus de transformations enzymatiques produisent des quantités de radicaux libres qu’il est important de neutraliser par un apport d’antioxydants.
Et l’antioxydant qui intervient est le glutathion qui doit être régénéré à mesure qu’il est consommé, d’où l’importance d’avoir une quantité de glutathion optimale mais aussi d’avoir les moyens de le régénérer. Un moyen d’assurer un bon apport de glutathion est de fournir les matériaux nécessaires à sa fabrication : la cystéine et la glycine sont des acides aminés de l’alimentation mais aussi la vitamine C qui rend l’action de la glutathion plus efficace. À savoir que les fruits rouges (grenade, framboises, fraises) par leur apport en acide ellagique et leur capacité à stimuler la production de glutathion sont de puissants antioxydants hépatiques.  
Avoir un bon foie ne suffit pas, car il reçoit depuis l’amont, par la veine porte, les nutriments issus de la digestion. Lorsque la fonction de barrière intestinale est altérée, par exemple par la présence d’un déséquilibre de la microflore (dysbiose) et d’une augmentation de la perméabilité de la paroi intestinale, le foie va subir une charge de travail supplémentaire. Même si le maintien du transit est normal et l’alimentation équilibrée, c’est l’écosystème intestinal dans son ensemble (flore, muqueuse, système immunitaire) qui joue un rôle primordial.
En effet, lorsque la muqueuse intestinale n’est plus étanche, des substances indésirables (endotoxines, débris microbiens) passent au travers de la barrière intestinale et peuvent avoir des conséquences graves pour l’organisme. Prendre soin de son intestin et son microbiote est donc un élément essentiel de la détoxication et la nutrition optimisée pour chacun et chacune, selon sa condition, a de nombreux avantages. A noter que les topinambours, l’ail, les oignons, les pommes de terre refroidies, les asperges, les bananes, le pissenlit, les poireaux riches en fructanes, sont des prébiotiques de choix qui stimulent dans le côlon la multiplication ou l’activité de certaines bactéries susceptibles d’améliorer le fonctionnement de l’écosystème intestinal.
De plus, le rein participe à l’élimination des toxiques ; il est conseillé de s’hydrater régulièrement tout au long de la journée et de faire « travailler ses reins ». Certains aliments ou plantes peuvent favoriser l’élimination rénale. La peau et les poumons, le pancréas jouent également un rôle dans l’épuration et la régulation du milieu intérieur ;  ce sont les émonctoires, terme utilisé en anatomie pour décrire les organes ayant la propriété d’éliminer les déchets de l’organisme. Quand ces émonctoires sont dépassés, les troubles fonctionnels apparaissent et les cellules s’encrassent, ne fonctionnent plus ou moins bien, meurent parfois.  A ce titre, le docteur Jean Seignalet a rendu populaires sa méthode alimentaire et son optimisation thérapeutique pour des dizaines de maladies, fondée sur la détoxication dans « L’alimentation ou la troisième médecine », un ouvrage de référence.
légumes détox
Les clés de la détox sont d’abord dans votre assiette
Un grand nombre de végétaux peuvent nous aider à soutenir le travail d’élimination du foie. Les études scientifiques confirment que les principes actifs de certaines plantes alimentaires ou médicinales activent ces voies du métabolisme cellulaire. On y trouve le brocoli et d’autres plantes de la famille des brassicacées (ou crucifères) riches en composés soufrés qui stimulent la détoxication au niveau du foie. De même certains principes amers bien connus (lactones sesquiterpéniques) de la  chicorée ou le pissenlit, stimulent la production de la sécrétion de bile tout en augmentant l’élimination de l’eau par les reins (diurèse).
Voici une liste d’aliments reconnus comme intervenant positivement dans le processus de drainage du foie : on va y trouver le chou, le chou-fleur, le chou de Bruxelles, le cresson, le brocoli contenant des vitamines du groupe B, de la vitamine C, des favonoïdes, des caroténoïdes, de l’indole 3 carbinol et des dérivés soufrés comme le sulforaphane. L’artichaut, par exemple, possède des vertus stimulantes au niveau hépato-biliaire ; il stimule les deux phases de détoxication hépatique, a une action hépatoprotectrice et favorise l’évacuation de la bile.
Les endives ont une action diurétique, mais contiennent également du sélénium, un puissant antioxydant. Ne pas hésiter à consommer régulièrement l’ail (alliine), la betterave (bétaïne et méthionine), l’avocat (glutathion), le tofu de soja est excellent pour la santé (isofavones), le gingembre a de puissant antioxydants (gingérols), le curcuma est un puissant anti inflammatoire (curcuminoïdes), l’oignon (vitamine C, sélénium, alliine, quercétine). Et puis la pomme (pectine), les céréales (son), les graines de lin (mucilages), les algues (alginates)… Cette liste n’est pas exhaustive.
herbes
La détox fait honneur aux vertus des plantes
Certaines plantes ont les propriétés de normaliser la fonction hépatique et biliaire. Certaines bénéficient d’un usage traditionnel et d’une longue expérience, parfois sous-tendue par des références scientifiques. Ces plantes sont généralement d’accès facile, sans effets secondaires indésirables graves et peu onéreuses. En général, on prendra ces plantes sous forme de tisanes, d’extraits normalisés en gélules, sous forme liquides, pendant plusieurs semaines.
Le curcuma stimule la phase 2 de détoxication, il a un rôle hépatoprotecteur et contribue à la synthèse et l’évacuation de la bile. Il est également reconnu pour ses vertus antioxydantes et anti-inflammatoires.
Le fruit sec du chardon Marie (Sylibum marianum), la sylimarine, un complexe de favonoïdes, et la silybine principe actif pur, ont montré dans de multiples études des propriétés dites d’hépatoprotection, c’est- à-dire une capacité à protéger l’hépatocyte contre toute agression d’ordre chimique ou bactérienne.
Le radis noir (Raphanus sativus L. var. niger) est bien connu pour ses propriétés cholérétiques et cholagogues (optimisation de la production et sécrétion biliaire) qui en fait une plante d’usage traditionnel dans la régularisation des troubles de la digestion. Les glucosinolates qu’il contient se transforment en principe actifs (sulforaphane, sulforaphène) qui induisent les enzymes de détoxication de phase II, et d’autres comme l’isothiocyanate et l’indol 3 carbinol qui inhibent plutôt les cytochromes de la phase I.
Le rôle protecteur du foie du romarin (Rosmarinus offinalis) proviendrait de sa capacité à moduler certaines voies de la détoxication hépatique. Des effets observés du romarin sur le foie permettent également de montrer son rôle préventif sur la genèse de certains cancers. En effet, l’extrait de romarin est capable de réduire les dommages subis par le matériel génétique (l’ADN). On prend le romarin sous forme d’infusion de feuilles ou de sommités fleuries de qualité bio, si possible.
bonheur
Une dernière note sur la détox
Dans certaines situations, lorsque l’alimentation est déséquilibrée, lors d’expositions régulières aux toxiques, il peut s’avérer très utile d’utiliser des compléments alimentaires détoxicants tel le curcuma, le romarin ou le chardon Marie. Un apport en probiotiques et prébiotiques pourra également être conseillé par un thérapeute ou votre magasin bio de diététique, pour contribuer à restaurer les propriétés de l’écosystème intestinal. La détoxication commence au moment d’acheter vos fruits et légumes, bio dans la meilleure des situations, pour évidemment limiter les pesticides de synthèse.
On ne le dira sans jamais assez, la pratique d’une activité physique régulière est un véritable remède et peut prévenir de nombreuses maladies : faire du sport modéré de préférence, 20 à 30 minutes par jour, permet d’oxygéner les muscles, d’évacuer les toxiques par la peau, et les poumons, et aussi d’évacuer le stress.
 
David Ruffieux

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