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Arthrose et micronutrition

arthrose

Arthrose et micronutrition

Les problèmes articulaires, ce sont 10 millions de Français souffrant d’une maladie silencieuse, l’arthrose. Elle perturbe les mouvements simples et les rend douloureux. Depuis 2010, ces maladies coûtent plus de 3 milliards d’euros par an au contribuable. Il existe bien des traitements efficaces pour soulager la douleur mais ils ne permettent pas de retrouver l’articulation du début, et surtout ils ne sont pas toujours bien tolérés par l’organisme. Aujourd’hui, deux ingrédients (la glucosamine sulfate et la chondroïtine sulfate), d’origine naturelle, agissent pour soulager les douleurs d’une part, mais aussi pour ralentir la dégradation du cartilage et cela, sans effets secondaires. De nouveaux ingrédients permettent aujourd’hui de soulager les douleurs liées à l’inflammation : curcuma, Harpagophytum, parmi d’autres…

L’arthrose est une pathologie mécanique qui correspond à un vieillissement naturel ou provoqué de l’articulation par un défaut de nutrition cellulaire. La maladie attaque aussi bien l’os sous le cartilage (sous-chondral) que le cartilage articulaire, ce qui peut conduire à des déformations comme des becs de perroquet (ostéophytes) et des limitations articulaires. Le cartilage est au centre du problème. En fait, ce cartilage possède deux fonctions principales ; d’abord, il permet le glissement des os, ensuite, il permet d’amortir les charges grâce à deux propriétés que sont sa résistance et son élasticité. C’est un tissu, fluide, souple, en perpétuel renouvellement même chez les personnes les plus âgées grâce à des cellules spécialisées appelées chondrocytes, mais qui n’est pas vascularisé et donc l’apport de micronutriments peut s’y trouver limiter.

En particulier, l’élasticité est due à des molécules, des protéoglycanes, qui font office de sortes d’éponges qui, en se gorgeant d’eau, mettent sous tension les fibres de collagène organisées en réseau. Les protéoglycanes sont constitués d’une protéine centrale sur laquelle sont greffées des glycosaminoglycanes : la chondroïtine sulfate et la kératane sulfate.

Le cartilage se dégrade et se régénère en permanence grâce aux chondrocytes. Cependant, l’arthrose atteste d’un déséquilibre entre la dégradation (catabolisme) du cartilage et sa régénération (anabolisme). En cas de terrain inflammatoire ou en réponse à un stress mécanique par exemple un surpoids, ou des efforts répétés et intenses sur l’articulation, les chondrocytes deviennent hyperactifs et vont sécréter des molécules de l’inflammation, connus sous le nom de cytokines. Ces cytokines vont ensuite stimuler des enzymes métalloprotéinases qui vont détruire le collagène et dégrader le cartilage. Il s’ensuit une réaction inflammatoire en cascade qui devient hors de contrôle.

L’arthrose peut siéger sur diverses articulations

Son diagnostic est surtout radiologique, mais on peut avoir des douleurs sans radiologie probante. Au niveau du rachis, les lombalgies sont très fréquentes et touchent 84 % des hommes et 74 % des femmes de plus de 50 ans. Si vous avez ces signes, il est possible que vous subissiez une détérioration du cartilage et une pathologie inflammatoire articulaire sous-jacente. L’arthrose peut être symptomatique, avec raideurs, invalidité partielle ou totale, des douleurs et une forte altération de la qualité de vie. Une inflammation de bas bruit peut être révélée par une CRP élevée (la Protéine Réactive C est un marqueur de l’inflammation dans un test sanguin). L’arthrose est primitive si elle est sans relation avec des facteurs de risque ou bien secondaire, si elle est associée avec une lésion préalable causée par un traumatisme ou autre cause.

Facteurs de risques: âge, sexe, génétique, traumatismes, malposition, surpoids, maladies inflammatoires, sport intense ou inversement l’inactivité physique, et le vieillissement, peuvent favoriser ou aggraver une érosion du cartilage. Chose importante, il n’existe pas de corrélation entre l’intensité de la douleur, le handicap et le degré de destruction de l’articulation.

nutrition arthrose

Quelques règles importantes en cas d’arthrose

  • Lutter contre le surpoids car il augmente les tensions et les pressions sur les articulations.
  • Pratiquer une activité physique régulière est bénéfique pour entretenir vos articulations.
  • Évitez les sports qui usent les articulations, tels le foot ou le tennis Des activités douces comme la natation et la marche sont préférables.
  • Eviter la sédentarité, les mouvements brusques et charges lourdes.
  • La balnéothérapie, les cures thermales et la thalassothérapie sont cliniquement reconnues pour ses actions bénéfiques sur nos articulations.
  • La nutrition est centrale et détoxifier son organisme avec une cure d’artichaut de romarin, de radis noir et de pissenlit et de choux est recommandé.
  • La micronutrition de base apporte via l’alimentation, du calcium, des vitamines D et C. Un régime peu acidifiant améliore le drainage et diminue les douleurs. À la place des laitages qui sont acidifiants, mangez des amandes, des légumes comme les choux, et plus largement tout aliment riche en oméga-3 ayant des propriétés anti-inflammatoires comme les fruits rouges, les graines de lin.

La naturopathie va surtout cibler la perte de poids, la restauration d’un équilibre alimentaire, recommander l’exercice physique et proposer une  complémentation basée sur la science.

La prise en charge de l’arthrose se fonde sur plusieurs axes :

  • calmer la douleur,
  • diminuer la gêne fonctionnelle,
  • améliorer la qualité de vie,
  • ralentir, stabiliser l’évolution.

    curcuma
    Curcuma

MICRONUTRITION

  • L’association de glucosamine et de chondroïtine sulfate permet une réduction du pincement articulaire (1000 à 1500 mg x 3/jour).
  • Les acides gras polyinsaturés, de type oméga 3 EPA et DHA (400 mg), permettent une réduction de l’inflammation et une amélioration des symptômes de douleurs et de la fonction du genou.
  • Faire un bilan des vitamines D, de minéraux tels que le zinc, le sélénium, le cuivre, qui sont des cofacteurs importants des enzymes antioxydantes.
  • Prendre du curcuma sous forme soit d’un extrait oléorésineux ou encapsulé dans des lipocapsules, plus une huile essentielle de racine de curcuma, ou simplement du curcuma frais ou en poudre (mais il faut plusieurs grammes par jour, ce qui demande beaucoup de curcuma à consommer). La curcumine a montré in-vitro qu’elle inhibait les cytokines de l’inflammation. Chez l’Homme, les études attestent que la curcumine (200 mg) soulage de façon significative les douleurs articulaires des sujets traités.
  • Vitamine C 250 mg x 3/jour.
  • Gingembre (gingibéracées anti-inflammatoires).
  • Alimentation antioxydante, alcaline, détoxifiante, riches en folates favorisant les méthylations. Alimentation riches en composés soufrés, crucifères (choux, broccoli, etc..).
  • Réduire l’alimentation carnée, les charcuteries et les produits laitiers, doubler légumes variés, fruits, légumineuses, réduire les sucres à fort index glycémique/ charge glycémique.
  • Équilibre Na/K à tester et consommer plus de potassium si besoin
  • Boire 2 litres par jour, thé vert par exemple.
  • Aider son foie à détoxifier (radis noir, artichaut, pissenlit, bardane, chardon marie, desmodium).


    harpagophytum
    Harpagophytum

PHYTOTHERAPIE

  • Boswellia serrata est une plante d’Inde, contenant une enzyme inhibitrice de la LOX 5 lipoxygénase (300 mg d’extrait à 40%). Les acides boswelliques inhibent l’activité des cytokines inflammatoires et des enzymes de l’inflammation (étude in-vitro). Ses extraits permettent d’améliorer la douleur des patients atteints d’arthrose.
  • L’association Curcuma longa et Boswellia permet l’inhibition respective des voies de l’inflammation COX2 et LOX5. Une étude clinique menée chez des sujets arthrosiques, montre que l’apport de 150 mg d’un extrait de boswellia et de 350 mg d’un extrait de curcuma deux fois par jour pendant 12 semaines a permis une amélioration des douleurs.
  • Harpagophytum procubens est une plante de Namibie, avec des effets antalgiques et anti-inflammatoires. Ses actifs majeurs sont les gluco-iridoïdes (harpagoside, harpagide, procumbine), reconnus pour leur puissante activité anti-inflammatoire. En cas de crise, on conseille 6 gélules par jour en 2 prises pendant 10 jours, avant de revenir à 2 gélules par jour.
  • Écorce de saule (Salox alba L.) : riche en dérives salicylés, phénols et flavonoïdes.
  • Reine des prés : salicosides, puis saligénine transformée en acide salicylique ensuite. A utiliser en cas de douleurs articulaires mineures.
  • Prêle equisetum arvense : la prêle stimule l’élimination rénale de l’organisme en préservant l’équilibre hydro-électrolytique (équilibre eau/minéraux). Elle est riche en minéraux et en oligoéléments, et par la présence d’actifs diurétiques ; minéralisante et riche en silice.
  • Pissenlit (Taraxacum officinale) : stimule l’élimination via les urines, la production de la bile (cholérétique) et facilite la digestion. En rhumatologie, on conseille 2 gélules (ou extrait fluide en ampoule ou en sachet), en cure de 2 mois.
  • Le Cassis et ses polyphénols antioxydants et anti-inflammatoires. (Petits fruits rouges et noirs, prendre une portion par jour) : macérât glycériné, 50 à 100 gouttes /jour.
  • Ortie Urtica Dioica L. Anti-inflammatoire avérée.
  • Méthyl sulfonyl méthane (MSM) / S adénosyl L méthonine (SAMe) en compléments.

HUILES ESSENTIELLES

  • Massage : Gaulthérie couchée et gingembre en huiles essentielles. La menthe poivrée est anesthésiante et vaso constrictante. La gaulthérie est presque exclusivement composée de salicylate de méthyle (99 %), ce qui explique ses bienfaits contre les poussées douloureuses d’arthrose, les crampes et les contractures musculaires. La pénétration de cet ester à travers la peau est très intense et l’on peut donc incorporer d’autres huiles essentielles pour réduire un effet « chauffant »

GEMNOTHERAPIE

Utilisation en pathologie ostéo-articulaires.

On recherche les propriétés anti inflammatoires et anti oxydantes des bougeons (Inhibition de la synthèse de PGE2 en agissant sur COX2.  Anti arthritiques et antiostéoporosiques. Activité cortisone like.

  • Cassis
  • Bouleau (Ribes nigra) : flavonoides, acides phénoliques, acides aminés, Vitamine C, Caroténoïdes, huiles essentielles (composés volatiles) Draineur, détoxifiant.
  • Vigne
  • Pin des montagnes

Arthrite  

Par rapport à l’arthrose, l’arthrite a une composante auto immune qui proviendrait d’un dysfonctionnement de la barrière intestinal, d’une trop forte perméabilité qu’il faut réparer. Une alimentation ciblée permet de renforcer les défenses immunitaires et de répondre à la perméabilité intestinale. Vérifier le statut en vitamines et minéraux.

Le jeûne aide à détoxifier et à renforcer les défenses immunitaires avecdes jus de légumes + fruits + curcuma, dihydroquercétine par exemple.

  • Marcher dans l’eau de mer au niveau du genou, faire du vélo et la natation va renforcer la musculature et l’ossature par l’exercice et la musculation
  • Étirement (un effet calmant avéré par les recherches)

  • David Ruffieux
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